Ankara était menacé, en cas contraire, de voir ses négociations d'adhésion à l'UE suspendues
La Turquie, menacée d'une suspension de ses négociations d'adhésion avec l'Union européenne en raison de
son refus persistant d'ouvrir ses ports et aéroports à la République chypriote grecque, a finalement accepté ce principe. Selon la présidence finlandaise de l’UE, Ankara a envoyé jeudi un message dans ce sens à Helsinki. Une source européenne a validé partiellement cette information, en ne mentionnant cependant aucune ouverture d'aéroport, mais seulement d'«un port turc en Méditerranée».
La Turquie a toutefois refusé de confirmer, se bornant à indiquer : «les pourparlers sont encore en cours. Pour la sécurité des pourparlers, nous n'allons pas partager les détails avec les médias à ce stade».
Il était temps pour Ankara d’agir. Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE devaient décider lundi des suites à donner à la
recommandation de la Commission européenne de suspendre 8 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les négociations d'adhésion.
Les ambassadeurs des 25 à Bruxelles, pour l'instant divisés sur la question, doivent se réunir ce matin pour préparer cette rencontre. L'entourage de la présidence finlandaise de l'Union européenne a déjà jugé la proposition «très constructive».