Le poison : une spécialité russe

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Publié le 5 décembre 2006.

Cela fait partie des mythes. Depuis l'empoisonnement en 1978 de l'opposant bulgare Gueorgui Markov avec la pointe d'un parapluie, les services secrets russes traînent une sulfureuse réputation d'empoisonneurs professionnels. Il faut dire que le FSB (ex-KGB) a démontré récemment qu'il était toujours en mesure de procéder à ce type d'exactions. Ainsi, en 2002, Khattab, compagnon d'armes du Tchétchène Chamil Bassaev, fut victime d'un courrier empoisonné. Alors qu'il entame sa campagne présidentielle en 2004, Viktor Iouchtchenko, actuel président ukrainien, est victime d'un empoisonnement à la dioxine. La même année, la journaliste Anna Politkovskaïa, aujourd'hui disparue, s'était dite victime d'une tentative d'empoisonnement.

©2006 20 minutes
Polonium 210 Poison puissant, il est cependant peu utilisé. Car pour s'en procurer, il faut avoir accès à un réacteur nucléaire. A l'échelle mondiale, la production est très faible. Selon le journal Libération qui cite l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, la Russie en produirait 8 grammes par an. Mais quelques microgrammes suffisent pour tuer.
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