Un soldat français dans les rues de Kidal, au Mali, en juillet 2013.
Un soldat français dans les rues de Kidal, au Mali, en juillet 2013. - Rebecca Blackwell/AP/SIPA

avec AFP

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué mercredi l'assassinat, le 2 novembre, de deux journalistes français au Mali, dans un communiqué publié par l'agence de presse mauritanienne en ligne Sahara Medias.

«Cette opération intervient en réponse aux crimes commis par la France contre les Maliens et à l'oeuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l'Azawad», nom donné par les Touareg au nord du Mali, indique ce communiqué. Aqmi considère que l'assassinat des deux journalistes «constitue le minimum de la facture que (le président français François) Hollande et son peuple doivent payer en contrepartie de leur nouvelle croisade», conclut le texte.

Le nom d'Abdelkrim Targui cité

Selon l'agence Sahara Medias, la katiba (unité combattante) d'Aqmi qui a commis ces assassinats est celle d'Abdelkrim Targui, un Touareg qui était proche d'un des principaux chefs d'Aqmi au Mali, Abou Zeïd, tué en début d'année lors de l'offensive militaire tchadienne et française dans le massif des Ifoghas (extrême nord-est du Mali).

Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, journalistes à Radio France Internationale (RFI), ont été tués à Kidal, (nord-est du Mali), peu après avoir été enlevés par un petit groupe d'hommes armés.