Pourquoi la Californie teste le droit à l'oubli numérique pour les mineurs

0 contributions
Publié le 6 novembre 2013.

WEB - Les acteurs Web devront offrir un bouton pour effacer ses données à partir du 1er janvier 2015...

De notre correspondant à Los Angeles

En 2008, une cheerleader des New England Patriots, âgée de 18 ans, avait été écartée de l'équipe pour une photo de soirée trop arrosée publiée sur Facebook. C'est notamment pour éviter ce genre de mésaventure qu'une loi sur le droit à l'oubli en ligne pour les mineurs a été votée en Californie en septembre dernier. Une première dans le pays, qui pourrait faire des émules dans d'autres Etats.

A partir du premier janvier 2015, tous les acteurs Web devront proposer un bouton permettant aux moins de 18 ans de faire disparaître leurs publications. Le but de cette «eraser law»: permettre aux mineurs de faire du ménage dans leur vie numérique, notamment avant de déposer leurs candidatures universitaires, alors que de plus en plus d'établissement consultent les réseaux sociaux avant d'accepter un étudiant.

Une loi limitée

Dans la pratique, la loi californienne n'est pas une solution magique. Elle ne s'attaque qu'aux contenus publiés par l’utilisateur. Une photo compromettante mise en ligne par une autre personne ne peut pas, sauf cas exceptionnel, être retirée. Et le texte ne force pas les sites à supprimer les données de leurs serveurs. Dans le cadre d'une enquête, les autorités peuvent notamment toujours y accéder, sur ordre d'un juge.

«Il s'agit d'un premier pas pour replacer le contrôle de leurs données dans les mains des utilisateurs», explique toutefois Jim Stayer. Le fondateur de Common Sense Media, une association qui défend les intérêts de la famille sur le front des nouvelles technologie, a fait du lobbying pour faire passer le texte au niveau fédéral, avant de se rabattre sur la Californie. Selon lui, «il faut inverser la tendance actuelle qui laisse des sites commerciaux s'approprier les données de ses membres». A commencer par les plus jeunes, qui «partagent souvent trop avant même d'être conscients des futures conséquences».

Philippe Berry
Mots-clés
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité

publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr