Capture d'écran d'une vidéo du Monde.fr montrant des combattants rebelles en Syrie, au printemps 2013
Capture d'écran d'une vidéo du Monde.fr montrant des combattants rebelles en Syrie, au printemps 2013 - DR

A. S.

L’opposition syrienne serait dominée par les islamistes. C’est ce qui ressort d’une enquête du cabinet d’études britannique IHS, spécialisé sur les enjeux sécuritaires, révélée par le quotidien The Daily Telegraph. Sur les 100.000 combattants anti-Assad, 10.000 seraient des djihadistes qui s’inscrivent dans une lutte mondialisée, 30 à 35.000 seraient des islamistes durs mais dont le combat se limite aux frontières de la Syrie, et 30.000 autres appartiendraient à des groupes modérés mais ayant toutefois un caractère islamique.

Ce qui signifie que les rebelles laïques ou purement nationalistes sont réduits à une portion relativement congrue. L’opposition au régime de Bachar al-Assad apparaît en tous les cas morcelée puisqu’elle se divise en près de 1.000 factions différentes.

Deux groupes proches d’Al-Qaïda montent en puissance

Parmi les plus influents, deux groupes seraient liés à Al-Qaïda: Jabhat al-Nusra et l’Islamic State in Iraq and the Levant (Isil), connu également sous le nom de Islamic State of Iraq and al-Shams (Isis). Selon l’étude, ces deux factions ont beaucoup gagné en influence au cours de l’année écoulée. Particulièrement dans le Nord de la Syrie où ils se sont imposés aux populations civiles et à l’Armée syrienne libre (ASL), plus modérée.

Ces groupes contrôlent également les ressources localement, comme l’essence, le gaz ou l’alimentation. De quoi «gagner, selon les auteurs de l’étude, les cœurs et les esprits» des populations locales.