Meurtre à Woolwich: «Une attaque contre la Grande-Bretagne» et «une trahison de l'islam», dit Cameron

MONDE Le Premier ministre britannique s'exprime après le meurtre, en pleine rue, d'un soldat à Londres...

avec AFP

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Le Premier ministre britannique David Cameron, le 16 janvier 2013, devant le 10 Downing Street, à Londres.

Le Premier ministre britannique David Cameron, le 16 janvier 2013, devant le 10 Downing Street, à Londres. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré ce jeudi, après une réunion de crise sur le meurtre en pleine rue d'un soldat à Londres, qu'il s'agissait non seulement d'une attaque contre la Grande-Bretagne mais aussi d'une trahison de l'islam.

«Ce n'était pas seulement une attaque contre la Grande-Bretagne et le mode de vie britannique. C'était aussi une trahison de l'islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays. Rien dans l'islam ne justifie un tel acte épouvantable», a dit le Premier ministre lors d'un point presse devant Downing Street.

«Nous ne nous inclinerons jamais devant la terreur ou le terrorisme sous toutes ses formes», a-t-il ajouté. «Nous allons vaincre l'extrémisme en restant soudés, en soutenant nos services de police et nos services de sécurité et, par dessus tout, en défiant le discours toxique de l'extrémisme», a-t-il poursuivi.

Appel à l'union

Il a rappelé que le terrorisme avait pris plus de vies musulmanes que celles d'aucune autre religion. «Il n'y a absolument aucune justification pour ces actes dont la responsabilité incombe uniquement aux personnages détestables qui ont mené cette attaque épouvantable», a-t-il martelé.

Il a également salué le travail remarquable des services de sécurité qui travaillent 24H sur 24 pour nous protéger de l'extrémisme violent et s'est refusé de commenter l'hypothèse émise par des médias, que les deux meurtriers étaient connus des services de sécurité.

«Trahison de l'islam»

«Nos communautés vont s'unir et l'illustration de cette union a été faite par l'intervention courageuse d'Ingrid Loyau-Kennett qui a confronté l'un des agresseurs»Quand l'agresseur lui a dit qu'il voulait déclencher une guerre à Londres, il a répondu "tu vas perdre. Ce n'est que toi contre beaucoup" de personnes», a rapporté le Premier ministre.

Mercredi en début d'après-midi, deux jeunes hommes noirs ont tué un soldat britannique en pleine rue, dans le sud-est de Londres, à coups de couteaux et de hachoir de boucher. L'un des deux a justifié cet acte par le fait que des soldats britanniques tuent quotidiennement des musulmans dans les pays musulmans. 

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