Image tirée d'une vidéo publiée le 25 décembre 2012 par Sahara Media, montrant l'émir d'Aqmi, Abdelhamid Abou Zeid. Le djihadiste aurait été tué par les forces français dans l'extrême Nord du Mali, a indiqué la télévision algérienne Ennahar TV le 28 février 2013.
Image tirée d'une vidéo publiée le 25 décembre 2012 par Sahara Media, montrant l'émir d'Aqmi, Abdelhamid Abou Zeid. Le djihadiste aurait été tué par les forces français dans l'extrême Nord du Mali, a indiqué la télévision algérienne Ennahar TV le 28 février 2013. - AFP PHOTO / SAHARA MEDIA

Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a démenti la mort de son chef au Sahara, confirmée par la France, dans un communiqué repéré samedi par l'organisation américaine SITE, qui surveille les sites internet islamistes. Le groupe armé dénonce «l'erreur flagrante» de Paris et menace la France de «jours sombres» en Afrique du Nord et de l'Ouest.

La déclaration d'Aqmi ne mentionne pas son nom, mais tout indique qu'elle fait allusion à Abdelhamid Abou Zeïd, dont la mort au Mali en février, d'abord annoncée par les autorités tchadiennes, a été confirmée «de manière certaine» par la France. Sa mort, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, a été confirmée le 23 mars par les autorités françaises.
«Le président de la République confirme de manière certaine la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd survenue lors des combats menés par l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas au Nord du Mali, à la fin du mois de février», indique l'Elysée dans un communiqué publié ce jour-là. La présidence française ajoutait que sa disparition marque «une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel».

«Faire croire à l'opinion publique au succès d'une victoire»

De source diplomatique et proche de la Défense, on expliquait que la confirmation de la mort de celui qui était un des principaux chefs islamistes algériens repose notamment sur des analyses d'ADN. «C'est une erreur flagrante commise par le président français (François) Hollande, dont la popularité est faible et dont le parti est pris dans des scandales financiers et moraux, afin de faire croire à l'opinion publique française et mondiale au succès d'une victoire qui rétablirait leur confiance perdue, tant au niveau intérieur qu'à l'étranger», dénonce Aqmi.

La chaîne de télévision algérienne Ennahar, bien informée auprès des services algériens de sécurité, a annoncé qu'un nouveau commandant, Djamel Okacha, alias Yahia Abou el Hamam, avait été nommé pour succéder à Abou Zeïd. Faux, répond Al Qaïda au Maghreb islamique, qui affirme que Hamam n'a pas remplacé Abou Zeïd, mais un autre dirigeant, Nabil Abou Alqamah, qui, ajoute Aqmi, a péri dans un accident de la circulation l'an dernier. Hamam, poursuit Aqmi, a pris ses fonctions «il y a huit mois, et près de cinq mois avant l'invasion du Nord-Mali par la France».

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