De nouvelles négociations se sont ouvertes lundi à New York pour tenter, après un échec en juillet, de conclure le premier traité international sur le commerce des armes conventionnelles, un marché de plus de 70 milliards de dollars par an.
De nouvelles négociations se sont ouvertes lundi à New York pour tenter, après un échec en juillet, de conclure le premier traité international sur le commerce des armes conventionnelles, un marché de plus de 70 milliards de dollars par an. - Tony Karumba AFP

avec AFP

De nouvelles négociations s'ouvrent lundi à New York à l'ONU pour tenter de conclure le premier traité international sur le commerce des armes conventionnelles, après un échec à la fin juillet 2012.

Les 193 Etats membres de l'ONU ont 11 jours pour trouver les moyens de réglementer ce marché, qui représente plus de 70 milliards de dollars par an.

Le principe est d'obliger chaque pays à évaluer, avant une transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour commettre des violations des droits de l'homme ou des attentats, ou être détournées par le crime organisé.

Mais pendant quatre semaines en juillet dernier, les grands pays exportateurs (Russie, Etats-Unis, Chine) ou acheteurs (Egypte, Inde, Pakistan, pays du Golfe) s'étaient acharnés à assouplir les critères d'évaluation, ou à exclure du texte des catégories entières d'armement au gré de leurs intérêts.

Les négociateurs avaient finalement accouché d'un compromis. Mais les Etats-Unis, alors en campagne présidentielle, y avaient coupé court, réclamant plus de temps pour se prononcer. En décembre, l'Assemblée générale de l'ONU a convoqué une nouvelle session «finale» de négociations, sur la base du compromis de juillet.

«Il y a une volonté d'en finir», explique un diplomate européen, «mais beaucoup dépend, une fois encore, des Etats-Unis», premier pourvoyeur d'armes de la planète.