Un soldat malien le 22 février 2013 à Gao. 
Un soldat malien le 22 février 2013 à Gao.  - JOEL SAGET / AFP

Avec Reuters

Treize soldats tchadiens et 65 djihadistes ont été tués dans des combats vendredi dans le nord du Mali, a annoncé l'armée tchadienne, soit le bilan le plus lourd depuis le début de l'intervention des forces françaises et africaines contre les groupes islamistes armés.

Les affrontements ont éclaté avant la mi-journée dans le secteur de l'Adrar des Ifoghas, massif montagneux à la frontière avec l'Algérie. «Le bilan provisoire du côté ennemi est de cinq véhicules (détruits) et 65 terroristes tués. Nous déplorons la mort de 13 de nos vaillants soldats», a précisé l'état-major des forces tchadiennes dans un communiqué lu à la radio.

2.000 soldats tchadiens déployés au Mali

L'armée tchadienne participe aux opérations en cours contre les islamistes, repoussés vers le nord depuis le début de l'intervention militaire française au Mali, le 11 janvier dernier.  Depuis l'arrivée des forces françaises de l'opération Serval, des troupes africaines, dont 2.000 soldats tchadiens, se sont déployées au Mali et doivent assurer la succession des militaires français dans le cadre de la Misma, la mission d'assistance mandatée par l'Onu.

L'intervention française et africaine a permis aux autorités maliennes de reprendre les principales villes du Nord-Mali qui étaient tombées sous la coupe des groupes islamistes au printemps 2012, dont Tombouctou et Gao. Mais les djihadistes ont opté pour une guerre de guérilla, et les violences qui persistent soulignent les risques encourus par les forces étrangères présentes au Mali.

Vendredi, un double attentat suicide à la voiture piégée a fait cinq morts dans une petite ville à la frontière entre le Mali et l'Algérie, In Khalil. La veille, deux civils avaient péri dans un attentat à la voiture piégée à Kidal tandis que de violents combats avaient lieu à Gao. Quinze djihadistes ont été tués dans les affrontements de jeudi à Gao, où les forces françaises ont dû prêter main forte aux troupes maliennes pour les déloger de la mairie de la plus grande ville du Nord où ils s'étaient infiltrés la nuit précédente.