Des villageois ont brûlé vivante une femme qu'ils accusaient de sorcellerie, le 7 février 2013 en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Des villageois ont brûlé vivante une femme qu'ils accusaient de sorcellerie, le 7 février 2013 en Papouasie-Nouvelle-Guinée. - THE POST COURIER / AFP

P.B.

La police et les pompiers sont arrivés trop tard. Jeudi, une femme a été brûlée vive par des villageois de la province de Western Highlands, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'information est rapportée par le Post Courier, un journal local.

Kepari Leniata, 20 ans, était accusée par les villageois d'avoir utilisé la sorcellerie pour tuer un enfant de six ans, mort à l'hôpital d'une mystérieuse maladie. Deux membres de la famille du jeune garçon ont mené la chasse. La femme a été torturée avec des barres métalliques chauffées à blanc et aurait reconnu tremper dans les arts obscurs. Elle a ensuite été déshabillée, traînée pieds et poings liés, recouverte de pétrole et brûlée sur une pile d'ordures.

Un problème récurrent

Les autorités ont indiqué qu'elles traiteraient l'affaire comme un meurtre et que les coupables seraient arrêtés.

Les exécutions tribales sont un problème sur cette île du Pacifique où la sorcellerie fait partie de la culture populaire. Le premier ministre, Peter O'Neill, a condamné «un acte ignoble». «Les meurtres barbares pour des soi-disant actes de sorcellerie se multiplient dans certaines parties du pays», a-t-il déclaré, promettant que justice serait rendue.