Avec Reuters

Les prix alimentaires mondiaux se sont stabilisés en janvier après trois mois successifs de baisse, a annoncé jeudi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La FAO a néanmoins prévenu que les prix risquaient de remonter brusquement si de mauvaises conditions météorologiques affectaient les récoltes, en raison du faible niveau des réserves de céréales. La sécheresse qui a frappé les Etats-Unis cet été, la pire depuis plus de 50 ans, et le manque de précipitations chez d'autres exportateurs ont fait craindre une crise alimentaire semblable à celle de 2008.

Les prix ont cependant baissé au cours du dernier trimestre 2012, en raison des attentes positives sur la production en Amérique du Sud.

Céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre

«On peut s'attendre à d'excellentes récoltes en 2013», juge Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO. «Mais le climat pourrait se détériorer, et comme nous sommes dans une situation délicate, les prix pourraient réagir brutalement et augmenter.»

L'indice des prix alimentaires de la FAO, qui mesure chaque mois l'évolution d'un panier de référence de céréales, d'oléagineux, de produits laitiers, de viande et de sucre, a atteint 210 points en janvier, comme en décembre. La baisse des prix des céréales et du sucre a compensé la hausse de ceux des huiles et des graisses.

La FAO a révisé à la hausse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2012 à 2,302 milliards de tonnes, soit 20 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre. 
Comme en décembre, la FAO estime à 495 millions de tonnes les réserves mondiales de céréales à l'issue de la saison se terminant en 2013, soit 3% de moins qu'à son ouverture.

L'index de la FAO a atteint son dernier pic en février 2011, à 238, quand le niveau élevé des prix alimentaires avait contribué au déclenchement des révolutions du «Printemps arabe» au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.