Swiss social psychologist Bertolt Mayer views 'Rex', a two metre tall artificial human, at the Science Museum in central London February 5, 2013. Mayer, a who uses a prosthetic hand himself, was used as the model for the 'bionic man', whom the British roboticist designers claim is the world's first complete bionic man, featuring artificial organs as well as fully functioning limbs. It will be on public display until March 11. 
Swiss social psychologist Bertolt Mayer views 'Rex', a two metre tall artificial human, at the Science Museum in central London February 5, 2013. Mayer, a who uses a prosthetic hand himself, was used as the model for the 'bionic man', whom the British roboticist designers claim is the world's first complete bionic man, featuring artificial organs as well as fully functioning limbs. It will be on public display until March 11.  - REUTERS/Toby Melville

Isabelle Raynaud

Pour les scientifiques, c’est un véritable homme bionique. Avec un cœur, des poumons et un système sanguin. Pourtant Rex –pour «Robotic Exoskeleton»- est un robot créé pour un documentaire qui sera diffusé jeudi sur la chaîne anglaise Channel 4. Il a officiellement été présenté à la presse ce mardi.

Cet homme bionique a été confectionné pour répondre à la question: jusqu’à quel point les technologies bioniques peuvent rattraper, voire dépasser, les capacités humaines? Les dernières avancées mondiales ont donc été rassemblées pour construire Rex: un cœur artificiel (utilisé généralement dans l’attente d’un organe viable pour les malades) venu des Etats-Unis, une trachée artificielle inventée à Londres, un prototype de rein artificiel en développement dans une université californienne (les essais cliniques devraient commencer en 2017)…

On peut parler à Rex, qui est doté d’une intelligence artificielle, précise le Guardian. «Il vous écoutera (grâce à des implants auditifs) avant d’utiliser un générateur de paroles pour répondre. De plus, comme nous, il butte parfois sur les mots (…) avant de se corriger.»

Pas seulement un outil technologique

«Il montre exactement quels organes du corps humain nous sommes capables de remplacer», a expliqué à The Independant Rich Walker, le directeur de Shadow Robot, l’entreprise qui a conçu Rex.

Mais pour que Rex ne soit pas qu’un (formidable) outil technologique, les concepteurs se sont alliés pour le documentaire à Bertolt Meyer, un psychologue suisse qui utilise une prothèse bionique. Il a accepté de donner son visage à Rex. «Mon but était de montrer que les prothèses, au lieu de donner une image de perte, pitié et bizarrerie, peuvent transmettre un sentiment de "wow" et d’émerveillement, une réaction positive», a-t-il déclaré au Guardian.

Rex sera présenté au public du Musée des Sciences de Londres à partir de jeudi et jusqu’au 11 mars.