Avec Reuters

La Cour suprême du Pakistan a ordonné jeudi que les élections législatives du mois de mai aient lieu comme prévu alors que des informations non confirmées circulent sur une tentative de l'armée visant à faire dérailler le processus électoral. «Le pouvoir exécutif, à la fois civil et militaire, ne doit prendre aucune mesure qui équivaudrait à faire dérailler le scrutin», a averti le président de cette juridiction, Iftikhar Chaudhry. «Tout écart par rapport à la Constitution ou mise en place d'un autre système non prévu par la Loi fondamentale ne sera pas acceptable.»

D'après certaines rumeurs, les généraux pakistanais, très influents au «Pays des purs», s'emploieraient avec l'aide de la justice à affaiblir le pouvoir civil. En janvier, le prédicateur musulman Tahirul Qadri a organisé un sit-in devant le Parlement en compagnie de milliers de partisans pour réclamer la démission du gouvernement du Premier ministre Raja Pervez Ashraf. L'armée, au pouvoir au Pakistan pendant la moitié de la période écoulée depuis la «partition» du «sous-continent indien» en 1947, ne cache pas son mépris pour le gouvernement du président Asif Ali Zardari mais a fait savoir qu'elle n'entendait pas prendre le pouvoir.