Le Premier ministre britannique David Cameron effectue jeudi une visite surprise à Tripoli, quelques jours après la mise en garde de Londres contre des menaces visant les Occidentaux à Benghazi et son ambassade à Tripoli.
Le Premier ministre britannique David Cameron effectue jeudi une visite surprise à Tripoli, quelques jours après la mise en garde de Londres contre des menaces visant les Occidentaux à Benghazi et son ambassade à Tripoli. - Leon Neal afp.com

avec AFP

Le Premier ministre britannique David Cameron effectue jeudi une visite surprise à Tripoli, quelques jours après la mise en garde de Londres contre des menaces visant les Occidentaux à Benghazi et son ambassade à Tripoli. David Cameron, dont la visite est entourée de mesures de sécurité exceptionnelles, est arrivé à Tripoli vers 11h, selon un photographe de l'AFP.

Accompagné du ministre Libyen de l'Intérieur, Achour Chwayel, il s'est rendu aussitôt à une Académie de police dans la banlieue sud de Tripoli où il a assisté à une cérémonie à l'occasion de la sortie d'une promotion d'officiers de police. La collaboration dans le domaine de la sécurité devait être au centre des entretiens du Premier ministre britannique avec les responsables libyens, selon une source gouvernementale libyenne. David Cameron venait d'Alger où la sécurité a été également au centre de sa visite, deux semaines après l'attaque sur un site gazier en Algérie d'un commando islamiste ayant fait 37 morts étrangers, dont des Britanniques.

Jeudi dernier, le Royaume-Uni avait été le premier pays occidental à appeler ses ressortissants à quitter la ville libyenne de Benghazi en raison d'une «menace spécifique et imminente» contre les Occidentaux. L'appel avait été relayé par l'Allemagne, les Pays-Bas et la France, suscitant la surprise parmi les diplomates sur place et les responsables libyens, malgré l'influence croissante des groupes radicaux dans cette ville de l'est du pays. Lundi, Londres a fait état encore d'une «menace potentielle contre l'ambassade britannique à Tripoli».