Le «vrai» Dexter a été exécuté en Floride

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Publié le 12 décembre 2012.

JUSTICE - Manuel Pardo, ancien flic de Miami, se présentait comme un «soldat» qui nettoyait la ville des voyous, comme Dexter, le héros de la série éponyme...

Dernière info (3h45): Manuel Pardo a été exécuté cette nuit. Il a été déclaré mort à 19h47 (2h47 en France), 16 minutes après le début de l'injection létale.

 

Manuel Pardo a été exécuté mardi soir en Floride (minuit en France). Cet homme de 56 ans, dont le parcours ressemble étrangement à celui du héros de la série américaine «Dexter», expert médico-légal le jour et tueur la nuit, a été condamné à mort en 1988 pour neuf meurtres de dealers. Des meurtres qu’il a assumés lors de son procès, estimant que ses victimes «n’avaient pas le droit de vivre».

Un «soldat» au service de l’humanité

En 1986, Manuel Pardo, qui se présente comme un «soldat», tue pour la première fois: un ingénieur revendeur de drogue et son complice, relate le Miami Herald. Quelques semaines plus tard, il réitère, assassinant un opposant haïtien au président en place qu’il prenait pour «un agent sous couverture chargé de le démasquer», explique le site internet d’Europe1. Suivront trois autres hommes qu’il prend pour des trafiquants de drogue, et trois femmes.

Pour Jeff Lindsay, auteur du roman qui a inspiré la série, toute ressemblance entre la fiction et la réalité est purement fortuite. Pourtant, les similitudes sont troublantes: les deux «justiciers» vivent à Miami et, comme le personnage de la série, Manuel Pardo se dit investi d'une mission. Il a notamment déclaré lors de son procès: «J'ai débarrassé la communauté de cette vermine. Techniquement, je ne les ai pas assassinés, parce qu'ils n'étaient pas des êtres humains».

Renvoyé de la police avant de devenir un criminel

Mais, alors que Dexter Morgan fait justice au sein de la police, son double réel n’exerçait plus dans les forces de l’ordre lorsqu’il a commis ses crimes, entre 1986 et 1988, puisqu’il avait été renvoyé pour faux témoignage en 1985. Selon son avocat William McKinley Hennis, le stress causé par la perte de son travail, aggravé par une maladie grave non diagnostiquée, a transformé Manuel Pardo en «quelqu'un qu'il n'était pas».

Selon le site internet du Parisien, ses avocats ont tenté jusqu’à lundi soir de faire annuler l’ordre d’exécution… sans succès.

 

Aurélie Delmas
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