Le régime syrien a retourné samedi contre les rebelles l'accusation que lui ont faite les Occidentaux de vouloir utiliser des armes chimiques dans le conflit en Syrie, en mettant en avant la prise par les jihadistes d'une usine produisant du gaz hautement toxique.
Le régime syrien a retourné samedi contre les rebelles l'accusation que lui ont faite les Occidentaux de vouloir utiliser des armes chimiques dans le conflit en Syrie, en mettant en avant la prise par les jihadistes d'une usine produisant du gaz hautement toxique. - Odd Andersen afp.com

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Le régime syrien a retourné samedi contre les rebelles l'accusation que lui ont faite les Occidentaux de vouloir utiliser des armes chimiques dans le conflit en Syrie, en mettant en avant la prise par les jihadistes d'une usine produisant du gaz hautement toxique. Par ailleurs, un nouveau commandement chapeautant la plupart des groupes rebelles combattant en Syrie, à l'exception des jihadistes du Front al-Nosra, doit être annoncé incessamment, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Coalition de l'opposition, Moustapha Sabbagh.

Alors que la communauté internationale a multiplié les mises en garde au président Bachar al-Assad contre tout recours à des armes chimiques, les Affaires étrangères syriennes ont réaffirmé que le pouvoir ne recourrait jamais à de telles armes mais mis en garde contre leur utilisation par les rebelles. Dans des lettres adressées à l'ONU et citées par les médias officiels, le ministère a «mis en garde contre l'utilisation par les groupes terroristes d'armes chimiques contre le peuple syrien et déploré l'inaction de la communauté internationale après la prise de contrôle par un groupe terroriste d'une usine privée fabriquant du chlore toxique à l'est d'Alep (nord)».

De nombreuses plaintes d'agriculteurs pour pollution de l’eau

Il faisait allusion à l'usine syro-saoudienne SYSACCO qui fabrique de la soude caustique et du gaz chlorhydrique, prise cette semaine selon des habitants par les jihadistes du Front al-Nosra. Elle se trouve près de la localité de Sfire, dans une zone agricole. Il y a eu dans le passé de nombreuses plaintes d'agriculteurs car l'usine polluait l'eau. Dans les mêmes lettres adressées au Conseil de sécurité et au secrétaire général Ban Ki-moon, le régime a réaffirmé qu'il «n'utilisera jamais les armes chimiques, si elles existent».

La Russie, un allié du régime Assad, a implicitement reconnu l'existence de ces armes en Syrie, en affirmant qu'elles étaient «sous contrôle étroit». Des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat avaient assuré que l'armée syrienne avait chargé avec du gaz sarin des bombes destinées à être larguées par avion. Vendredi, George Sabra, chef du Conseil national syrien, principale composante de la Coalition de l'opposition, a demandé «au monde d'agir avant la catastrophe» que représenterait l'utilisation d'armes chimiques par le régime.