De la fumée s'élève du centre de Gaza après un bombardement israélien, le 19 novembre 2012.
De la fumée s'élève du centre de Gaza après un bombardement israélien, le 19 novembre 2012. - Y.BEHRAKIS / REUTERS

C.C. avec Reuters

Israël et le Hamas se sont dits ce lundi prêts à observer une trêve, avant de se renvoyer la responsabilité de l'échec d'une solution diplomatique dans le conflit armé qui les oppose dans la bande de Gaza depuis près d'une semaine.

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Les efforts de l'Égypte pour obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens se poursuivent et un accord dans ce sens pourrait intervenir prochainement, a déclaré le Premier ministre égyptien. «Au moment où nous parlons, les négociations se poursuivent et j'espère que nous parviendrons bientôt à quelque chose permettant de mettre fin à cette violence et à cette contre-violence», a déclaré Hicham Kandil.

«Si c'est possible, une opération terrestre ne sera plus nécessaire»

Le Hamas est disposé à observer une trêve si Israël cesse ses bombardements et lève le blocus de l'étroit territoire palestinien, a déclaré le chef du bureau politique du mouvement palestinien en exil, Khaled Mechaal. Le dirigeant palestinien avait auparavant déclaré que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait demandé une trêve à Gaza, affirmation immédiatement démentie par Israël.

A Jérusalem, un responsable proche du chef du gouvernement a déclaré qu'Israël était prêt à mener une opération terrestre dans la bande de Gaza mais préférait une issue diplomatique. «Nous préférerions une solution diplomatique qui garantisse la paix pour la population du sud d'Israël. Si c'est possible, une opération terrestre ne sera plus nécessaire. Mais, si la diplomatie échoue, nous pourrions ne pas avoir d'autre choix que d'envoyer des troupes au sol», a-t-il indiqué.

100 morts palestiniens, trois israéliens

Depuis le début de l'opération «Pilier de défense» lancée par l'armée israélienne mercredi dernier, 100 Palestiniens, pour la moitié des civils, ont été tués et 850 autres blessés, selon le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Trois civils israéliens ont été tués et 60 personnes ont été blessées dans des tirs de roquette palestiniens, selon les autorités israéliennes.

Après une brève accalmie dans la nuit de dimanche à ce lundi, 45 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza vers Israël, sans faire de victime, a indiqué la police. L'une des roquettes a endommagé une école, qui était fermée au moment de l'attaque. L'aviation israélienne a bombardé en retour des dizaines de cibles dans la bande de Gaza, tuant dix civils et deux cadres militaires du Djihad islamique et blessant une trentaine de personnes, selon des responsables médicaux. Un centre de presse, utilisé par les journalistes internationaux, a notamment été touché pour la seconde journée consécutive par l'armée israélienne.

Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz, 84% des Israéliens soutiennent l'assaut mené par Tsahal contre Gaza, ils sont 30% à vouloir une intervention et 19% à souhaiter voir leur gouvernement s'engager rapidement dans un processus de paix.