Gaza: Pourquoi cette flambée de violence?

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Publié le 15 novembre 2012.

COMBATS - La zone entre le sud d'Israël et la bande de Gaza subit de nouvelles violences ce jeudi. «20 Minutes» fait le point sur la situation...

Tirs de roquette contre tirs de canon, la zone entre la bande de Gaza et le sud d'Israël connaît des violences depuis deux jours. 20 Minutes fait le point. 

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Pourquoi la zone entre le sud d’Israël et la bande de Gaza est de nouveau embrasée?

L’opération de l’armée israélienne «Pilier de Défense» a été déclenchée mercredi avec l'assassinat d'Ahmad Jaabari, chef militaire du Hamas, qui contrôle Gaza. Cette opération est destinée, selon Israël, à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud de son territoire. Ahmed Jabari était depuis longtemps un des hommes les plus recherchés par l'Etat hébreu, qui le tenait pour responsable d'une série d'attentats meurtriers et d'attaques, dont l'enlèvement du soldat israélien Gilad Schalit en 2006.

Que se passe-t-il ce jeudi?

Des avions, chars et navires israéliens ont de nouveau bombardé ce jeudi matin la bande de Gaza, alors que des roquettes tirées par des militants islamistes depuis la bande de Gaza touchaient le sud d'Israël. L'armée israélienne a effectué «environ 150 frappes sur Gaza» depuis la mort d'Ahmad Jaabari mercredi, et les frappes continuaient à un rythme soutenu à la mi-journée, selon les correspondants de l'AFP.

Ces tirs ont-ils fait des victimes?

Deux Palestiniens ont été tués par une frappe aérienne israélienne dans le nord de la bande de Gaza, et trois autres à Khan Younès (sud du territoire). Ces derniers appartenaient aux Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas au pouvoir à Gaza, selon un communiqué de cette organisation. Au total, treize Palestiniens ont péri, dont deux mineurs et une femme, et au moins 115 ont été blessés depuis le début de l'opération «Pilier de Défense». En Israël, trois personnes ont été tuées en début de matinée par une roquette tirée sur la ville de Kiryat Malachi, à 30 kilomètres de la bande de Gaza, a indiqué la police.

Que font les civils?

Des deux côtés de la frontière, les habitants se terrent chez eux, anticipant de nouvelles violences lors de cette deuxième journée d'offensive israélienne. Dans la bande de Gaza, les écoles ont été fermées et le Hamas, au pouvoir dans le territoire palestinien, a proclamé l'état d'urgence. Des avions israéliens ont largué des prospectus ce jeudi matin pour demander aux habitants de Gaza de se tenir à l'écart du Mouvement de la résistance islamique –le Hamas- et d'autres militants radicaux.

Quelles sont les réactions internationales?

L'Egypte a annoncé mercredi soir avoir rappelé son ambassadeur en Israël, appelant à «une réponse arabe et internationale rapide pour arrêter le massacre du peuple palestinien assiégé dans la bande de Gaza». Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Kamel Amr, a demandé aux Etats-Unis d’«intervenir immédiatement» pour mettre fin à l’«agression d’Israël» à Gaza.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, s'est entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président égyptien, Mohammed Morsi, au sujet de l'escalade de la violence dans la bande de Gaza, a annoncé la Maison Blanche. Le président américain, ajoute-t-on de même source, a réaffirmé le droit d'Israël à assurer sa propre défense contre les attaques visant sa population. Mais Barack Obama a aussi demandé à Israël de tout faire pour éviter de toucher des civils.

Le Qatar a appelé à ce qu’Israël «ne reste pas impuni» après «cette agression abjecte», a déclaré le Premier ministre du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, mercredi soir à Ryad (Arabie saoudite). Il a ajouté que l'escalade de violence à Gaza était de nature à «favoriser l'extrémisme».

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni à huis clos dans la nuit de mercredi à jeudi. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé au calme et exhorté les parties prenantes à respecter le droit international humanitaire.

Ce jeudi matin, l’Iran a qualifié de «terrorisme organisé» l'opération militaire menée par Israël, «condamnant fermement les actes criminels des forces militaires sionistes tuant des civils», a déclaré le ministère des Affaires étrangères.  

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé à la «désescalade» entre les deux parties. Sur RTL ce jeudi matin, il a ajouté: «Il y a eu des tirs de roquettes contre Israël et Israël a répliqué. J'appelle au nom de la France à la retenue. Israël a le droit de se défendre mais on n'arrive à rien avec la violence.»

Anne-Laëtitia Béraud avec agences
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