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Comme chaque année depuis vingt-et-un ans, l'Assemblée générale des Nations unies a appelé mardi les Etats-Unis à lever leur embargo contre Cuba, que le ministre cubain des Affaires étrangères a comparé à un «génocide». Bruno Rodriguez a déclaré à l'Assemblée que les espoirs suscités en 2008 par l'élection de Barack Obama avaient été déçus. «La réalité, c'est que les quatre dernières années ont été caractérisées par un resserrement continu (...) de l'embargo», a déclaré le chef de la diplomatie cubaine. Il a dit ne voir «aucune raison morale ou légitime de maintenir l'embargo», qu'il qualifie de vestige de la Guerre froide et d'«acte de génocide» constituant «une violation flagrante, massive et systématique des droits fondamentaux d'une population entière». Cet embargo n'est par ailleurs pas dans l'intérêt des Etats-Unis et il nuit à leur crédibilité, a-t-il ajouté.

Le président américain se dit, de son côté, prêt à revoir la position de Wahsington concernant Cuba mais attend des signaux de la part de La Havane, comme la libération de prisonniers politiques ou la garantie du respect des droits de l'homme. Barack Obama a légèrement desserré l'étau l'an dernier sur les visas et les transferts de fonds mais n'a pas assoupli l'embargo commercial mis en place en 1962.

Cette année encore, l'Assemblée générale de l'Onu a largement soutenu la résolution contre l'embargo américain, par 188 voix sur 193. Israël et Palau, un petit Etat d'Océanie, ont été les deux pays à soutenir les Etats-Unis. Les îles Marshall et les Etats fédérés de Micronésie se sont abstenus.