Le Premier ministre israélien a promis mercredi de répondre avec fermeté au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui, après avoir prédit la veille l'élimination de l'Etat hébreu, avait dénoncé quelques heures plus tôt les menaces des «sionistes barbares» à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU.

Benjamin Netanyahu, qui doit prendre la parole jeudi à la même tribune, a quitté Jérusalem dans la soirée.« En ce qui concerne l'Iran, nous sommes tous unis autour de l'objectif de l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire. En ce jour où nous prions pour être inscrits dans le Livre de la vie, une tribune a été offerte au régime tyrannique d'Iran qui saisit chaque occasion pour nous condamner à mort», écrit-il dans une lettre ouverte publiée à l'occasion de Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon. «A la veille de Yom Kippour, jour sacré pour le peuple juif, le tyran iranien a décidé de plaider publiquement devant le monde entier pour notre disparition. C'est un jour noir pour ceux qui ont choisi de rester dans l'auditorium et d'entendre ces morts haineux», poursuit-il.

Les délégations américaine, canadienne et israélienne avaient quitté la salle, mais les représentants de l'Union européenne ont écouté le discours d'Ahmadinejad. «Avec les déclarations que je ferai devant les représentants des Nations à l'Assemblée générale de l'Onu, ils pourront entendre notre réponse. En tant que Premier ministre d'Israël, pays du peuple juif, je travaille chaque jour à faire en sorte que l'Iran n'ait pas l'arme atomique. L'Histoire montre que ceux qui voulaient nous rayer de la carte ont échoué, alors que le peuple juif a surmonté tous les obstacles», ajoute Benjamin Netanyahu.

Lundi, à son arrivée à New York, Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré qu'Israël n'avait «aucune racine» au Moyen-Orient et qu'il serait «éliminé».

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