Mao Sugiyama a cuisiné ses parties génitales et les a servies à dîner moyennant 200 euros, en mai 2012 au Japon.
Mao Sugiyama a cuisiné ses parties génitales et les a servies à dîner moyennant 200 euros, en mai 2012 au Japon. - DR

Julien Ménielle

Elles étaient pourtant garanties «sans MST», certificat médical à l’appui. Mao Sugiyama, artiste «asexuel» japonais de 22 ans qui avait cuisiné et servi à un dîner ses propres parties génitales doit répondre d’accusations d’attentat à la pudeur devant la justice de son pays.

Les premières plaintes n’avaient pas abouti, aucune loi n’interdisant le cannibalisme au Japon, mais après celle d’un élu local, Mao Sugiyama risque cette fois deux ans de prison et une amende de 2,5 millions de yens (plus de 24.600 euros), tout comme 3 des organisateurs de son repas de gala.

Attirer l’attention sur «les minorités sexuelles, transgenres et asexuelles»

Mao Sugiyama a reconnu que l’événement s’était bien tenu, rassemblant 70 personnes. L’artiste, moyennant 20.000 yens (un peu moins de 200 euros), a bien servi une portion de son pénis et de ses testicules, qu’il avait soigneusement congelés après son intervention chirurgicale.

L’événement avait pour but d’attirer l’attention sur «les minorités sexuelles, transgenres et asexuelles», a toujours revendiqué l’artiste. «Plusieurs habitants de Suginami (la ville où s’est tenu le repas) et d’ailleurs ont exprimé leur malaise», a rétorqué le maire pour justifier sa plainte.