A Tunis, les Français n'aiment pas les caricatures

11 contributions
Publié le 20 septembre 2012.

TUNISIE - Les écoles françaises sont fermées jusqu'à lundi et les représentations sécurisées...

De nos envoyés spéciaux à Tunis (Tunisie)

Dès la mi-journée, mercredi, à Tunis, une dizaine de fourgons encadraient l'ambassade de France, place de l'Indépendance, après que plusieurs messages réagissant aux caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo ont été diffusés sur les réseaux sociaux.

Un pays en danger

Le Quai d'Orsay a demandé de fermer les écoles et les ambassades vendredi dans une vingtaine de pays musulmans. Mais en Tunisie, le consulat a décidé d'avancer à mercredi les fermetures d'établissements, qui pourraient rouvrir lundi. «On en a ras le bol d'être sous pression et de vivre dans la terreur», s'agace une employée du lycée français Pierre-Mendès-France de Tunis, qui préférerait «qu'on arrête de se moquer de toutes les religions». «D'ailleurs peut-on appeler ça de l'humour?», s'interroge-t-elle.

Dans cet établissement, les surveillants ont conseillé aux enfants de rentrer chez eux. «Les réactions sont vraiment excessives des deux côtés. Mais j'ai l'impression que Charlie Hebdo ne mesure pas les conséquences de ses actes. Il met en danger tout un pays», s'indigne Malek. «Ces caricatures mettent en danger les Français à l'étranger», insiste-t-il. La communauté française en Tunisie représente environ 30.000 personnes. Son camarade, Selim, 19 ans, estime que c'est surtout «l'ensemble des Tunisiens qui est pris en otage». Au lycée Gustave-Flaubert de La Marsa, des policiers patrouillent. «Il n'y aura rien aujourd'hui», souffle l'un d'eux, mêmes si les contrôles répétés des badauds trahissent l'appréhension de revivre les saccages de l'ambassade et d'une école américaines, vendredi dernier, au cours desquelles quatre personnes sont mortes.William Molinié

William Molinié (texte) et Vincent Wartner (photo)

Otages

Al-Qaida au Maghreb islamique a reproché mercredi à la France d'avoir appelé à «envahir» le Nord-Mali, assurant que cela pouvait aboutir «à la mort» des otages français.

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr