Un responsable de la production du film anti-islam, Nakoula Basseley Nakoula, conduit par la police, le 15 septembre 2012.
Un responsable de la production du film anti-islam, Nakoula Basseley Nakoula, conduit par la police, le 15 septembre 2012. - B.HARTMAN / REUTERS

Avec Reuters

Des agents fédéraux américains du service de l'application des peines vont interroger un Californien soupçonné d'avoir des liens avec la production de la vidéo islamophobe qui a provoqué de violentes manifestations dans le monde arabe. Nakoula Basseley Nakoula, 55 ans, a volontairement accepté d'être conduit dans les locaux du shériff du comté de Cerritos situé dans la banlieue de Los Angeles, ce samedi.

>> Qui est le réalisateur du film? Notre décryptage par ici

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Nakoula, condamné en 2010 à 21 mois de prison et cinq années de mise à l'épreuve pour fraude bancaire, a violé les conditions de sa liberté conditionnelle. Il avait plaidé coupable d'avoir ouvert plusieurs comptes bancaires en utilisant des numéros de sécurité sociale ne correspondant pas aux noms mentionnés sur les formulaires de demande. Remis en liberté en juin 2011, Nakoula était interdit d'usage d'Internet et d'utilisation de pseudonymes sans l'accord de son officier de probation.

«Nous ne lui avons pas mis les menottes. Tout s'est fait volontairement»

Selon un responsable à Washington, les agents fédéraux vont tenter de déterminer si Nakoula a enfreint ces deux interdictions. «Il va être interrogé par des agents du service de l'application des peines», a déclaré un porte-parole du shériff, précisant que l'homme n'a pas été placé en état d'arrestation. «Nous ne lui avons pas mis les menottes. Tout s'est fait volontairement».

Un activiste copte résidant en Virginie, Morris Sadek, avait affirmé dès mardi soir avoir joué un rôle dans la promotion du film, dont un clip de 13 minutes en anglais circule sur internet depuis le mois de juillet. Sadek avait communiqué à Reuters un numéro de téléphone qui serait celui du réalisateur identifié comme Sam Bacile, un nom d'emprunt selon deux personnes liées à la production du film. Le numéro correspond à celui d'une personne partageant le domicile de Nakoula, lui aussi de confession copte, à Cerritos. Dans une conversation téléphonique avec son évêque, Nakoula a démenti avoir un quelconque lien avec la réalisation du film.