Vous avez déjeuné avec nous au Shirvan Café Métisse d'Akrame

REPORTAGE Une de nos lectrices a partagé le repas du journaliste gastronomique de « 20 Minutes » chez Shirvan, le restaurant oriental du chef étoilé Akrame, afin d’alimenter sa chronique…

Stéphane Leblanc

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Le chef Akrame Benallal et notre lectrice, Karina M.

Le chef Akrame Benallal et notre lectrice, Karina M. — S.LEBLANC/20MINUTES

  • Notre lectrice est fille et petite-fille de restaurateurs, la cuisine, elle connaît et elle aime ça…
  • Le chef étoilé Akrame Benallal nous a accueillis dans son dernier restaurant, Shirvan, place de l’Alma à Paris…
  • On y déguste une cuisine métissée, inspirée par l’ancienne Route de la soie…

« Une invitation au voyage, une invitation au partage. » Tel est le credo d’Akrame pour son  Shirvan Café Métisse, dont la cuisine met le cap sur l’Orient. « En suivant la Route de la soie », précise ce chef étoilé de 35 ans qui a créé ce nouveau restaurant « pour les rencontres qu’un tel lieu peut provoquer » et parce qu’il « aime se sentir un enfant du monde ».

Va donc pour une carte qui promet de voir du pays, à défaut de voyager forcément confortablement. Parce que la route est longue et sinueuse, notre table petite et les plats copieux. Il y en a, à chaque fois, aisément pour deux. Cette « cuisine de partage » vantée par Akrame, nous nous la sommes donc partagée.

>> A lire aussi : Thierry Marx, Akrame, Kei: Comment la cuisine des chefs étoilés devient populaire

Relatée en vidéo sur Instagram, notre quête de la soie nous a paradoxalement fait rejoindre l'Orient par l’ouest : « les huîtres, même en chermoullah (12 euros) et le homard, même en pastilla (40 euros), hum… ça fleure bon la Bretagne, non ? », souligne Karina M, notre lectrice invitée à l’issue de l’appel lancé la semaine dernière dans 20 Minutes.

La pastilla comme un kouign-aman

Cette mère au foyer qui se dit « collectionneuse d’étoiles » s’y connaît : fille et petite-fille de restaurateurs italiens du côté de sa mère, son paternel breton exerçait dans cette région la profession de boucher. « La pastilla, ça me parle aussi : la pâte, on dirait de la gavotte de Dinan. »

Le chou-fleur rôti lui rappelle encore la Bretagne. Mais la crème d’amande à la fleur d’oranger et au citron noir d’Iran qui l’accompagne nous remet vite dans le droit chemin, sur la route des délices… « Il est beau et croustillant, ce chou-fleur », s’exclame Karina (15 euros).

Un repas de princes et princesses

Sur la table, l’accumulation de plats richement décorés, façon butin des 40 voleurs d’Ali Baba, nous métamorphose soudain en prince et princesse de tableaux persans : « ça fait généreux, ça fait table orientale », s’enthousiasme Karina.

C’est beau comme un camion, ou plutôt un caravansérail ! Le riz Plov (8 euros) et le curry de lentilles royales (10 euros) battent la mesure avec précision. Leur texture et leurs saveurs, « assez classiques », selon notre invitée, trinquent avec les mélanges plus colorés, plus bigarrés, plus épicés et sans doute plus audacieux, des côtelettes d’agneau confites à la harissa, par exemple.

Les côtelettes d'agneau confites à la harissa du Shirvan
Les côtelettes d'agneau confites à la harissa du Shirvan - S.LEBLANC/20MINUTES

 

On y trouve, comme souvent au cours de ce repas, de la coriandre, une herbe que le chef affectionne et dont il parsème de nombreux plats (les huîtres et le homard déjà, mais aussi le pain au fromage (6 euros). « La coriandre j’en suis fou, j’en mets partout », avoue Akrame, tandis que sa brioche cuite vapeur s’offre plutôt du Comté râpé sur un beurre d’ail (5 euros)… 

Le millefeuille aux agrumes du Shirvan
Le millefeuille aux agrumes du Shirvan - S.LEBLANC/20MINUTES

 

On n’a bien évidemment plus faim quand sonne l’heure du dessert. On craque quand même pour le millefeuille aux agrumes qui nous faisait de l’œil depuis le début du repas. Surtout sa version XXL « à partager » (16 euros). Tant pour Karina que pour moi, c’est l’un des tout meilleurs qu’il nous ait été donné de déguster. « Même le pâtissier Christophe Michalak en raffole », sourit Akrame, pas peu fier de voir ses convives achever leur Route de la soie en apothéose.