L’affaire a scandalisé la toile : dimanche dernier, trois jeunes filles, dont l’une âgée d’environ 10 ans, ont été empêchées par la compagnie United Airlines d’embarquer dans un vol au départ de Denver. La raison de ce refus ? Toutes trois portaient des caleçons, autrement appelés « leggings ».

En quoi le port du legging fait-il d’elles des criminelles, nous direz-vous ? Les jeunes femmes n’étaient pas des passagères « ordinaires », mais des « pass riders », c’est-à-dire des passagères voyageant gratuitement ou pour peu grâce à leurs proches qui travaillent pour la compagnie.

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« Nos passagères ordinaires ne se verront pas refuser l’embarquement parce qu’elles portent des leggings ou des pantalons de yoga, a expliqué un porte-parole de United Airlines, mais les passagers qui voyagent en tant que « pass traveller » doivent suivre les règles », et la prohibition des leggings « est une de ces règles ». Trois passagères, trois leggings, trois hors-la-loi… Et trois questions que s’est posées 20 Minutes sur le diabolique caleçon.

Mais c’est quoi, au final, un legging ?

Comme le précise à merveille Wikipédia, le legging n’est autre qu’un caleçon moulant, bien souvent destiné à une pratique sportive (yoga, course…). Il se démarque du collant par l’absence de pieds, et peut être considéré, d’une certaine manière, comme le descendant du fameux fuseau qui a traumatisé de nombreuses personnes durant leur enfance…

Le port du legging s’est démocratisé dans les années 2000, se déclinant en différentes matières (dont en similicuir), et en différents motifs (dont le très distingué « léopard »). Mais ce n’est pas tout. Petit coquin comme il est, le legging a durant un temps fricoté avec le classique « pantalon » («trousers» en anglais). De cette union est né le « tregging », mix parfait de ses parents. Reste à savoir si le tregging, lui, peut prendre l’avion.

Porter un legging est-il une conduite à risques ?

Alors qu’on le pensait plus ou moins inoffensif (hors critères esthétiques bien entendu), le legging a démontré dimanche dernier que son port avait bien plus de conséquences qu’on ne le pensait… A l’instar d’un aérosol, d’une arme à feu ou encore d’un shampoing de plus de 100 ml, le legging peut compromettre un voyage en avion. A raison ? Aussi surprenant soit-il : oui. Début mars, Christine Negroni, présentée comme une experte en aviation, dévoilaitau Sun  le potentiel de dangerosité du legging.

« Tout le monde porte des pantalons de yoga sur les avions maintenant, mais j’évite toutes les fibres artificielles parce qu’elles sont plus susceptibles de brûler et de se coller à vous en cas de feu », explique-t-elle, recommandant au passage de privilégier les fibres naturelles, dont le coton. Eh oui, même le legging a son côté obscur.

Le legging est-il l’antithèse du chic ?

A en croire la compagnie United Airlines, oui. Et pour tout âge visiblement. De son côté, Cristina Cordula, la fashion police préférée des téléspectateurs de M6 n’a jamais porté le caleçon dans son cœur non plus. Sur son blog en 2015, elle en expliquait alors les raisons : « Les leggings en lycra, rose fuchsia ou à imprimé (ou les trois) sont laids, pas modernes, ringards… En plus ils ont tendance à marquer tous les défauts, les imprimés à épaissir vos jambes et marquer la cellulite ! ».

Du coup, Cristina Cordula les recommandait uniquement « aux filles qui ont des jambes belles, bien galbées, bien proportionnées ». Le legging, cet enfant du malin. Vous ne regarderez plus ce vêtement de la même façon désormais, non?