Les nippies chez Fraulein Kink, Absainte et Diamor.
Les nippies chez Fraulein Kink, Absainte et Diamor. - Fraulein Kink/Absainte/Diamor

Les dessous érotico-glam prennent le dessus ! Alors qu’il ouvre ses portes ce samedi au parc des expositions de la Porte de Versailles (Paris 15e), le Salon International de la Lingerie lève le voile sur les tendances de l’année 2016. Le jour, la lingerie se fait minimaliste, graphique, confortable avec un côté dessous/dessus. La nuit, la lingerie minimaliste se fait plus graphique et un brin SM. « On tend à ce que chaque femme ait dans son vestiaire une pièce un peu spectacle et des accessoires comme des menottes, des nippies ou un mini-fouet », estime Caroline Le Grelle, responsable mode du salon. Comment l’univers érotico-chic et un brin SM de 50 Nuances de Grey s’est faufilé dans nos tiroirs ?

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Les codes du bondage

« La saga de E. L. James a bien fonctionné, parce qu’il y avait à la base une envie de la femme d’être plus femme fatale, plus débridée et plus libérée. 50 Nuances de Grey a participé à la démocratisation de la tendance “lingerie distraction”, on s’autorise des pièces plus spectacle », analyse l’experte. Des pièces « qu’on a dans le tiroir, que l’on aime posséder et que l’on porte dans le cadre de jeux érotiques. »

La lingerie emprunte ses codes au bondage. Rubans, ficelles et attaches sculptent le corps de la femme. Les culottes de la griffe polonaise Le Petit Trou sont ouvertes et lacées sur les fesses. Les marques Absainte et Flash You and Me sanglent le buste, Luna Mae, les fesses.

A l’origine de la tendance lingerie distraction, les créateurs britanniques d’Agent Provocateur et les Français de Maison Close. « De nombreuses petites marques se sont positionnées sur ce secteur. Puis, des marques de corseterie comme Aubade, qui ne sont pas forcément positionnées sur le secteur érotico-chic se sont lancées, et ça, c’est nouveau », souligne Caroline Le Grelle. La maison Aubade propose des jeux d’attaches avec des rubans de soie, sexy et chics.

Le corps de la femme n’est pas mis en cage pour autant, les matières souples et douces caressent l’épiderme. L’esprit ligotage concilie l’aisance et le jeu où l’on s’attache.

(Photos : Flash You and me/Le Petit Trou et et Absainte.)

Les nippies sur le devant la scène

Les nippies ou cache téton, « complètement emblématiques de la lingerie distraction » font leur grande entrée dans le dressing de Madame Tout-le-Monde. « Ils ne se portent pas seuls. Ils se marient avec des petits tops ou des body transparents, des pièces de lingerie à connotation érotiques, des petits accessoires », lance la responsable mode du salon.

Si le petit autocollant existe toujours en version premier degré, doté d’un petit pompon comme chez Maison Close ou chez la luxueuse enseigne berlinoise Fräulein Kink, ils se réinventent en forme de cœur chez Diamor ou d’éclair chez Bijoux Indiscrets.

« Les nippies restent encore une niche, mais ce qui est très intéressant, c’est le traitement par des marques plus classiques », remarque Taya de Reynies, directrice du Salon de la lingerie.

Les nippies s’invitent en trompe l’œil, redessinés sur des bodies ou des ensembles de lingerie de Marylin Lingerie, de Fleur of England ou encore d’Empreinte. Les codes de la lingerie coquine s’immiscent ainsi peu à peu dans notre lingerie de jour.

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