L’Afrovibe, le fitness ludique version française

BIEN-ETRE Cette nouvelle discipline en plein essor, qui mêle cardio-training, danse africaine, moyen-orientale et caribéenne sur des musiques du monde, a été créée par deux Françaises: Doris Martel et Maryam Kaba…

Bérénice Dubuc

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Doris Martel, au premier plan, l'une des créatrice de l'Afrovibe, lors d'un cours au CMG Maillot, à Paris, le 14 novembre 2014. Lancer le diaporama

Doris Martel, au premier plan, l'une des créatrice de l'Afrovibe, lors d'un cours au CMG Maillot, à Paris, le 14 novembre 2014. — Afrovibe

Non, le domaine du fitness n’est pas réservé aux Néo-Zélandais et autres Colombiens. Les petits Frenchies eux aussi mettent au point des concepts qui font transpirer tout en s’amusant. Mi-novembre, 20 Minutes a ainsi testé l’Afrovibe – pour l’heure implanté dans des salles à Los Angeles, au Brésil et dans plusieurs villes de France (Paris, Toulouse, et bientôt Bordeaux)- à l'occasion d'une classe au profit de l’association Cékedubonheur.

Les créatrices de cette nouvelle discipline, Doris Martel et Maryam Kaba, se sont rencontrées adolescentes, en région parisienne, sur les praticables de gymnastique rythmique. Après avoir remporté plusieurs titres de championne de France, elles ont poursuivi leur carrière professionnelle dans le sport. Maryam, qui vit désormais au Brésil, est coach sportif, et a notamment entraîné Carine Roitfeld. Doris, elle, vit à Los Angeles depuis plusieurs années. Elle y coache aussi des stars, comme Omar Sy, et est masseuse thérapeute des Los Angeles Clippers, l'équipe de NBA.

«Petit échauffement»

Au programme ce vendredi-là au CMG Maillot: un cours mêlant cardio-training, danse africaine, moyen-orientale et caribéenne sur des musiques du monde (traditionnelle, afro-jazz, samba, reggaeton…). La séance, qui dure une heure et demie, débute par un «petit échauffement», dixit Maryam. Cinq minutes à peine après avoir commencé, ça tire déjà, notamment dans les cuisses et les fessiers - les squats ça fait mal partout - et on a gagné quelques degrés de chaleur corporelle.

Et ce n’est que le début… Les deux coaches nous apprennent ensuite, en les isolant, les différents pas qui composeront la chorégraphie. Elles nous expliquent d’abord seulement les mouvements des pieds et des jambes, puis ajoutent les bras, et enfin nous montrent comment impliquer l’ensemble du corps. Et c’est là le grand avantage de l’Afrovibe sur d’autres disciplines: que l’on ait un niveau débutant, intermédiaire ou avancé, grâce à cette gradation, on peut suivre la même chorégraphie sans être larguée.

>> Regardez l’entraînement aux mouvements qui seront dans la chorégraphie

Vient ensuite le moment d’assembler tous les pas et de répéter la choré. L’exercice est ludique, bien que très intense. On doit bien s’en sortir, puisqu’elles nous proposent de se diviser en deux groupes pour la réaliser face à face. Malgré les quelques trous de mémoires inévitables et les ratés dus à la tentation de copier sur la voisine d’en face alors que l’on n’évolue pas en miroir, l’exercice permet de se défouler, donc de se dépenser.

Tous les groupes musculaires sont sollicités: abdos, fessiers, hanches, muscles de la poitrine, des cuisses ou encore du dos nous le font bien sentir sur le moment, et se rappelleront aussi à notre bon souvenir le lendemain… Et, histoire de ne pas oublier ceux des bras et des épaules, en fin de séance, avant le stretching, Doris nous propose des exercices de renforcement musculaire de ces zones, sans charge, avec seulement le poids de corps. Aïe. Mais, à se prendre pour l’héroïne d’un film de Bollywood, on oublie vite la douleur.