Le Cercle des Filles à Fromages, des femmes à la cool

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Publié le 7 février 2014.

CUISINE – Les filles à fromages manifestent leur passion de manger sans scrupules cet aliment plus sexy qu’on ne se l’imagine…

Sexy, le fromage? Sensuel, même, malgré les croûtes, les pates coulantes et les moisissures… C’est le message que veulent faire passer les membres du Cercle Officiel des Filles à Fromages Et plus si affinités (le Coffe), initié par le magazine Grand Seigneur. «Ces femmes s’affirment, par le biais du fromage, raconte Mounia Bryia, restauratrice à l’établissement Les Portes (Paris, 11e). Lors des soirées que nous organisons, elles s’éclatent autant que les hommes entre eux autour d’une planche et parlent aussi crument qu’eux.» Leur premier raout, en octobre dernier à Paris, avait rassemblé près de 350 personnes. Aujourd’hui, elles seraient plus de 3.000 femmes en France à partager ensemble leur passion.

L’odeur? Même pas peur

Le fromage libère la parole, il ouvre l’appétit. Comme pour Delphine Depardieu, qui le préfère en entrée. La comédienne se plaît dans l’aspect féministe de cette association. «J’ai des copines qui n’oseraient pas manger du fromage au premier rendez-vous, par peur de sentir, explique-t-elle. Moi si! Ça amène une convivialité.» Alors pas question de faire la fine bouche en fin de repas. «On est une génération de femmes affranchies des codes rétrogrades, note Amandine Chaignot, chef à l’hôtel Raphaël et juré de «Masterchef», qui invite à se laisser tenter par un Rocamadour «si mignon». Et enchaîne: «C’est dommage qu’au resto une femme se sente encore obligée de choisir un dessert plutôt qu’un gros morceau de roquefort.» Mounia Briya, elle, est fan de Saint-Nectaire: «C’est doux, on peut le manger à tout moment. J’en donne au goûter à mes enfants, ça change de La Vache qui rit avec laquelle j’ai grandi», se souvient-elle.

Les calories? Pas de souci

«Au départ, le lait est associé à un imaginaire féminin», rappelle Christophe Spotti, directeur d’une galerie, La Milk Factory, qui s’est associé à l’association pour organiser une expo photo glamour de ces filles avec leur fromage préféré. «Pour une fois, ce ne sont pas des filles à crème glacée. Et puis certaines en ont assez qu’on leur dise comment se nourrir.» 320 calories pour 100 grammes de Maroilles? 350 calories pour le Brie? Et ma ligne? «Oui, mais on s’en fout. Pour éviter de prendre du poids, je préfère me priver de dessert ou de sucre», répond Delphine Depardieu. «Il suffit d’en consommer avec modération et intelligence, j’en mange tous les jours», confie Mounia Bryia, qui s’enthousiasme que le fromage «peut s’associer avec tout, même avec le cognac et le champagne». Classe.

Eternellement jeune

L’historien Marc de Ferrière Le Vayer rappelle même qu’aux côtés de la baguette, le sacro-symbole de la France du terroir, le camembert, aurait été créé par une femme, la Normande Marie Harrel. Le professeur des universités nuance toutefois, le fromage est «moins ‘’genré’’» que d’autres aliments. «Il n’a pas la dimension machiste du vin, où ‘’si tu bois pas de vin, t’es pas un homme’’». En tout cas, masculin ou féminin, le fromage ne prend pas beaucoup de rides. «C’est même un domaine de l’alimentation qui résiste à la grande distribution et à une forme de dénivellement, note l’historien. Il continue d’intéresser les jeunes, ce n’est pas du tout ringard».

 

Joël Métreau

Des photos à la Milk Factory
Vingt portraits exclusifs des «Filles à fromages», prises par Thomas Laisné, seront exposés à la Milk Factory (Paris 11),du 7 février au 26 avril 2014.

 

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