Ah mais évidemment que le premier matin c’est un bizutage et un moment assez étrange. Mais c’est justement avec Laurent Gerra que j’ai discuté de ce qu’est un début. Bien sûr pour un nouveau spectacle, que la peur est là! C’est un nouveau public. Je souhaite d’ailleurs le faire beaucoup participer.
Non, j’étais déjà adepte de cela sur RTL midi. Mais là c’est encore plus valable. Car le matin au micro, on a une éminence de l’analyse politique, Alain Duhamel, un des meilleurs intervieweurs de France, Jean-Michel Aphatie, alors si entre les deux on peut avoir des témoignages directs d’auditeurs qui exercent plein d’autres métiers que nous ça donne de l’air.
Il faut que les gens s’habituent à moi. Je n’arrive pas en disant: salut c’est moi le nouveau ! Et je sais que les auditeurs trouvaient Vincent très chaleureux, très sympathique, et peuvent se dire « oh c’était vachement bien avec Parizot ». Ceci dit, RTL est une radio qui a tant de fondamentaux dans ses rendez-vous qu’il n’y a pas de révolution. Ce n’est pas parce qu’on change d’animateur qu’on change tout.
Je ne le ressens pas comme ça. D’abord, j’ai tenu à avoir une interview à 8h20 car j’aime ça. Comme Michel Denisot au Grand Journal, je ne ressens pas le besoin de passer mon temps à parler. C’est bien que chacun amène sa puissance de feu.
Si je trouve ses propos scandaleux, je lui dirai. Eric est un apport très intéressant, et le fait qu’il exerce deux fois par semaine au lieu de cinq auparavant va le ressourcer.
Je dois être inconscient, et tant mieux pour moi, mais ça va. J’ai la chance d’avoir des patrons qui ne m’ont pas dit : dans trois mois, on te juge. Ils m’ont juste demandé de faire la meilleure matinale possible.
C’est vrai qu’on dit que l’année qui suit la présidentielle, il faut faire moins de politique. Mais avec la crise, l’économie et donc la politique vont rester des points forts cette saison. Je le vois notamment dans «C dans l’air», que je vais continuer d’animer le lundi, ça intéresse beaucoup.
Je pousse pour cela et j’y crois. Je suis même assez militant à ce sujet. Cela ne doit être ni forcé ni artificiel mais oui, il faut que les nouvelles générations de femmes se retrouvent sur les plateaux. Et je pense que les nouvelles générations d’hommes sont bien plus sensibles au sujet.
C’est compliqué car pendant la campagne je faisais un tweet éditorial où je soulignais, par exemple, un défaut d’Hollande, on me reprochait tout de suite d’être de droite. En fait, il faut vraiment se comporter de la même manière sur les réseaux sociaux qu’à l’antenne. Sinon les gens se disent: «il y en a un des deux qui ment!» Mais sinon, je regarde surtout Twitter pour avoir un feed-back sur mes émissions. Même si c’est très déformé, en bien ou en mal.