Nassim Si Ahmed, alias Malik (à gauche), Pablo Pauly, qui incarne Polo (à droite).
Nassim Si Ahmed, alias Malik (à gauche), Pablo Pauly, qui incarne Polo (à droite). - M. BRUNO / CANAL+

Anaëlle Grondin

Les « bastons de regards » et les vannes des gars de Condé-sur-Ginette vous avaient manqué ? Les « Lascars », ces potes de banlieue découverts en 2000 en série animée, reviennent sur Canal+ ce dimanche soir. Mais en chair et en os, dans une sorte de sitcom. Cette version suit les aventures des inséparables Jo, Polo, Malik et Barkette, qui, installés dans un appartement, découvrent l'indépendance et la (pas toujours) « good life ». « C'est différent de la série animée dans laquelle il n'y avait pas de personnages récurrents. Le format est désormais de treize minutes au lieu d'une. Mais les auteurs d'origine sont là et l'état d'esprit reste le même », explique Tristan Aurouet, le réalisateur. Pour Nassim Si Ahmed, qui incarne un jeune garçon des cités victime des « meufs », « il n'y a pas autant ce côté « caillera ». Dans le dessin animé, ils avaient poussé ça à l'extrême. La psychologie des personnages est travaillée. Dans les cités, il y a des mecs sensibles, des grands romantiques comme Malik, mon personnage. »

La culture urbaine s'est élargie
Les « Lascars » d'aujourd'hui permettent d'évoquer des thèmes plus actuels. « Depuis 2000, la société a changé : il y a Internet, la téléphonie mobile, le rap est entré dans la culture, on connaît des geeks et des métrosexuels, lance IZM, coauteur, qui avait travaillé sur les séries d'animation. La culture urbaine s'est élargie, c'est facile de toucher plus de monde. Au départ, c'était un peu une niche. Mais il y a des thèmes qui restent : l'envie de pécho des meufs, la volonté de réussir. » On retrouve aussi une bande originale très urbaine, avec du rap américain, des titres de Lucien « Papalu », pionnier du mouvement hip-hop en France. « A la base, c'était une série hip-hop ! », rappelle Tristan Aurouet. Le son « Lascars » !