Quoi une saga sans Mireille Darc ? Oui, cet été, c'est Anne Brochet qui joue dans « Inquisitio », série estivale de France 2.
Pourquoi avoir accepté
ce rôle ?
Nicolas Cuche, le créateur, a pensé à moi. Cela tombait bien, car, adolescente, j'adorais le Moyen Age, univers à la fois cruel et sophistiqué, de violence et de raffinement.
Et votre personnage, Catherine de Sienne ?
Celui de la série est loin de la vraie, qui était anorexique, très ardente, dévouée à la religion et beaucoup plus exsangue.
Ça vous plaît de faire l'été
des Français à la télé ?
Justement, je trouve bizarre cette diffusion en été. « Inquisitio » a des couleurs très automnales, humides ; c'est un univers très phobique. En même temps, comme il fait moche, ça ira. Mais par temps caniculaire, cela aurait été étonnant !
Vous regardez la télé ?
Avant, j'aimais. Depuis quelques années, je ne la trouve pas satisfaisante. Les programmes diffusés après 16 h me gênent. Ils sont anxiogènes. Je n'y trouve rien de doux ou tendre, d'humain. On a l'impression de zapper sur la même image, les mêmes sons, les mêmes couleurs. C'est embarrassant.
Vous faites quoi
en ce moment ?
Je prépare un docu-fiction animalier pour Arte sur les gens qui ont des patronymes d'animaux. Car il y en a deux dans mon nom. Ça s'appellera « Brochet comme le poisson ».
C'est parti pour huit épisodes de 52 minutes. L'intrigue mêle Grand Inquisiteur, peste et papes, au pluriel car nous en sommes en 1370 : l'un règne en Avignon, l'autre à Rome. Les adeptes du genre saga aimeront et supporteront les lourdeurs du genre qui exaspéreront les allergiques de ce monument national qu'est la saga d'été.