Cyril Hanouna: «C'est une bonne émission quand je réussis à me faire oublier»

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Publié le 19 juin 2012.

TELE - Il est l'animateur préféré de la saison selon les TV Notes. Cyril Hanouna, en partance de France 4 pour Direct 8 (groupe Canal+), revient sur le succès de «Touche pas à mon poste» et son nouveau projet d’émission...

Les TV Notes ont consacré votre émission «Touche pas à mon poste» divertissement et programme TNT de la saison, et les internautes vous ont élu animateur préféré...

Je suis très heureux. On a aussi une grosse communauté qui nous suit sur Internet. On est la première émission qui a cartonné sur les réseaux sociaux, avant de marcher en audience à la télé. On avait plus de fans sur nos réseaux sociaux que de gens qui nous regardaient le jeudi soir! Et puis, il y a eu un basculement des audiences qui s’est fait d’une semaine à l’autre. Animateur de l’année devant Nagui, ça me bouleverse.

Comment avez-vous réuni cette bande autour de vous?

Quand je suis allé voir Bruno Gaston, directeur des programmes de France 4, à l’époque, je lui ai dit: «Il y a Bouvard, il y a Ruquier… Je reste persuadé qu’il manque une bande un peu plus jeune.» Il m’a répondu: «Je te fais confiance, fais-en huit, on voit ce que ça donne.» Et ils sont tous devenus super potes, à la télé comme en dehors. Mais la bande –je vais paraître un peu démago en disant ça-, c’est aussi tous les gens qui sont sur les réseaux sociaux.

Selon vous, la bande est un facteur clé du succès de «Touche pas à mon poste»?

Oui, par exemple, dans les commentaires de l’émission, je suis content quand on parle de tout le monde sauf de moi. Ça veut dire que c’est une bonne émission: j’ai réussi à me faire oublier et ils ont fait le show. Trop d’animateurs construisent leur émission autour d’eux. En télé, il faut être là longtemps, sans trop se faire remarquer. Jean-Luc Reichmann, par exemple, il est là tous les jours, pourtant on n’a pas l’impression qu’il est là 365 jours par an à l’antenne.

La saison prochaine, on vous retrouve en quotidienne sur Direct 8?

Je ne sais pas encore à quelle heure on sera, ni quand on va démarrer. Mais on est tous prêts à relever le défi et on travaille déjà sur l’émission. Elle restera sur un modèle de bande, sur l’actu, avec des images, des jeux... En quotidienne, on va s’ouvrir à davantage de sujets, peut-être à l’actu politique. Comme le tweet de Valérie Trierweiler… J’aurais démarré l’émission avec, en revenant sur les femmes des présidents.

La marque  «Touche pas à mon poste» reste-t-elle?

On ne sait pas encore. Le titre peut changer.

Avec un élargissement de la bande?

En quotidienne, on a plus de place. On va être à peu près vingt-cinq personnes qui vont tourner, avec le noyau dur. Il va y avoir un éventail de gens… Vous allez être étonnés.

Vous pouvez nous donner un nom?

Camille Combal, qui faisait «Azap» sur W9 et qui nous fera une chronique quotidienne. Et puis d’autres personnes, autant des gens qui ont pu faire la gloire de la télévision dans les années 1980 que des petits nouveaux qui émergent.

L’émission sera-t-elle en public?

Oui et je veux qu’il y en ait plus que l’année dernière. Quand on fait une émission d’humeur, c’est indispensable de savoir si on est dans le vrai ou à côté.

Et le direct?

Ce n’est pas impossible, j’en ai vraiment envie, mais ça n’est pas moi qui décide.

Avec un rôle accru des réseaux sociaux?

Oui, ça sera une émission très interactive. J’ai même pensé à prendre un chroniqueur «réseau social» chaque semaine, celui qui aurait fait la meilleure vanne ou le meilleur commentaire. Plein d’idées sont venues des réseaux sociaux, comme des rubriques de l’émission.

Vous allez continuer le morning sur Virgin Radio?

Oui, ça va être chaud. Je vais avoir un programme chargé.

A la rentrée, redoutez-vous la concurrence de Jean-Marc Morandini, sur NRJ 12?

Ce n’est pas sûr que je sois en face de lui, en access prime-time. Et puis on n’est pas du tout sur le même registre. Lui il est beaucoup plus dans le média. Nous, ça reste du divertissement. On va se divertir autour de l’actualité.

Finalement, est-ce que votre transfert de France 4 pour Direct8 s’est fait pour des raisons d’argent?

Non, c’est du simple au double en faveur de France Télévisions. Ce qui m’a le plus plu chez Canal, c’est la clarté du projet et la confiance que m’ont faite les dirigeants. Ils sont venus me voir plus vite que France Télévisions pour me proposer des choses. Si j’avais privilégié le chéquier, je serais resté sur France Télévisions. Et à 37 ans, je ne voulais pas rater cette aventure, le lancement d’une nouvelle chaîne.

>> Retrouvez tout le palmarès de TV Notes en cliquant ici

>> Lisez l'interview de Thierry Thuillier, directeur de l'information de France Télévisions en cliquant ici

Recueilli par Julien Lalande (Pure Médias) et Joël Métreau
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