Le palais lisboète de « Maison close »

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Publié le 30 mai 2012.

tournage Canal+ achève la saison 2 de sa série sur un bordel de luxe du XIXe au Portugal

Les propriétaires lisboètes du

Palacio Ribeiro da Cunhal n'avaient sans doute pas imaginé qu'il abriterait un jour une « chambre 7e ciel », avec godemiché en bois négligemment posé sur la table, ou un cabinet de médecin avec étriers d'époque pour les visites des prostituées de luxe de « Maison close ». C'est dans cette grande demeure du XIXe siècle, un brin délabrée, que s'est tournée la saison 1 de la série, et que s'achève celui de la saison 2, attendue pour début 2013. Un espace habité au rez-de-chaussé par un salon de coiffure - « on leur refait chaque jour leurs coupes », explique le coiffeur de l'équipe -, une salle emplie de chapeaux, et d'autres destinées aux costumes. Car « Maison close », c'est « la série qui a montré que Canal+ pouvait faire moderne avec du costume », estime Véra Peltekian, chef de projet fiction.

Une saison plus riche en action
Dans les étages se répartissent 21 pièces mobilisables à tout moment. « On fonctionne comme si on était en studio », estime le producteur Jacques Ouaniche. Ce jour-là, c'est le bureau de Mosca, nouveau personnage, qui est

investi. Le chef opérateur y crie « fumo » en portugais – la moitié de l'équipe est portugaise -, avant que de la fumée n'envahisse les lieux. « Cela donne une

atmosphère et une lumière très particulière. » Au milieu des velours et des alcôves, deux hommes se baladent en petit short et maillot serré. Ce sont des cascadeurs engagés pour aider Michael Abiteboul (vu chez Lars von Trier) et

Michael Cohen (prix d'interpréatation masculine au festival de Luchon), désormais au casting, à chorégraphier leur scène de bagarre. « La saison 2 est plus riche en action », précise le co scénariste Frank Philippon. Pas simple pour les comédiens, qui s'y reprennent à plusieurs fois… ni pour les comédiennes. « Les filles étaient très exposées dans la saison 1. L'équilibre a changé et elles ont exprimé pas mal de demandes », note Sébastien Libissart, qui incarne un préfet, représentant de l'ordre moral de 1873, celui qui règne dans la saison 2, après deux ans d'ellipse. « On avait moins de scènes de vie quotidienne », explique Blandine Bellavoire (Angèle). Avant de préciser : « Nos revendications ont été entendues. » Mieux vaut pour elles conserver dialogues et rigolades car ambiance de maison close oblige, le gigantesque puits de lumière du palais a été obstrué, et « ça peut rendre claustro, s'amuse Jemima West (Rose). Du coup, je viens tous les jours à pied dans les rues pour voir le soleil ! » De la rue à la maison close, c'est aussi le destin d'une des héroïnes de la saison 2.

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