Trois journalistes ou ancien journaliste du site d'information Mediapart, ont été mis en examen jeudi à Bordeaux pour des recels d'atteinte à l'intimité de la vie privée, après la publication en 2010 de conversations tenues chez Liliane Bettencourt, a-t-on appris de source proche du dossier
Trois journalistes ou ancien journaliste du site d'information Mediapart, ont été mis en examen jeudi à Bordeaux pour des recels d'atteinte à l'intimité de la vie privée, après la publication en 2010 de conversations tenues chez Liliane Bettencourt, a-t-on appris de source proche du dossier - Nicolas Tucat afp.com

avec AFP

Trois journalistes ou ancien journaliste du site d'information Mediapart ont été mis en examen jeudi à Bordeaux pour des recels d'atteinte à l'intimité de la vie privée, après la publication en 2010 de conversations tenues chez Liliane Bettencourt, a-t-on appris de source proche du dossier.

Le directeur du site Edwy Plenel, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, et Fabrice Lhomme, désormais au Monde, ont été mis en examen respectivement par les juges Cécile Ramonatxo, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël.

Extraits «d'intérêt public»

Mediapart avait publié en juin 2010 d'abondants extraits de ces enregistrements réalisés de mi-2009 à mi-2010 par le majordome de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, lui-même mis en examen le 14 mars pour atteinte à l'intimité de la vie privée.

Avant leur audition, Arfi et Plenel avaient déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse auprès du procureur de la République de Bordeaux, voyant en effet comme une calomnie de dire qu'ils ont porté atteinte à la vie privée de Liliane Bettencourt alors que Mediapart estime avoir choisi uniquement des extraits «d'intérêt public».

La semaine dernière, le directeur et le rédacteur en chef du Point Franz-Olivier Giesbert et Hervé Gattegno avaient été mis en examen pour de telles publications du contenu des enregistrements réalisés par Pascal Bonnefoy, qui visaient davantage à démontrer les manipulations exercées par l'entourage de Liliane Bettencourt sur celle-ci, un sujet que l'hebdomadaire suivait depuis 2008.