Scènes de Ménage, Marion et Cédric
Scènes de Ménage, Marion et Cédric - M6

Propos recueillis par Charlotte Pudlowski

«Caméra Café», «Un gars une fille», «Bref»… Et «

Scènes de Ménage

»: les formats courts sont-ils par essence destinés au succès?

En France on en est très friands, et notamment à cet horaire-là [20H05]: car cela permet de pas s’embarquer sur des programmes trop long, de commencer agréablement la soirée. M6 utilise la contre-programmation depuis le milieu des années 80, face à TF1 et France 2, qui à la même heure diffusent un journal télévisé.

Scènes de Ménage a aussi un format très rigide.
C’est surtout cela, le côté formule, qui importe. Dès la sortie de Un Gars une fille, on a dit que ça y ressemblait, avec ces plans fixes, une seule caméra. Il y a un côté confortable dans cette rigidité du format: on sait à quoi s’attendre.

On pourrait s’en lasser?
Ce qui est intéressant, c’est la rigidité du format en opposition à la souplesse du contenu. Par exemple, Scènes de ménage ajoute de nouveaux couples, alors qu’Un Gars une fille restait toujours sur les mêmes personnages, empêchant un certain renouvellement. Ils étaient obligés de sortir, de les faire voyager vers la fin, pour pouvoir se diversifier un peu, mais ce n’était pas dans l’ADN de la série. Dans Scènes de ménage en revanche, les scénaristes se sont donné la latitude de varier les personnages dès les premières saisons.  

Comme une promesse de rompre la monotonie qui serait faite au spectateur?
Comme une promesse de renouvellement, oui. Cela permet aussi de toucher des audiences plus larges: il y a des couples de différents âges, le dernier qui a été introduit a un enfant, il y a aussi des urbains et des provinciaux… Pour M6, cela permet à tous les spectateurs de s’identifier. 

M6 pourrait justement s’éparpiller et se perdre, non?
Pour l’instant M6 gagne surtout de nouveaux téléspectateurs!