Quand Hollywood rejoue l'affaire DSK

7 contributions
Publié le 22 septembre 2011.

CULTURE - L'épisode de «New York, unité spéciale» inspiré par l'affaire Strauss-Kahn a été diffusé mercredi soir aux Etats-Unis. Notre correspondant à Los Angeles était devant son petit écran...

Tout ressemblance avec des personnages existants... est totalement volontaire. Ce mercredi soir, la série New York, unité spéciale (Law&Order: SVU en Anglais) a donc livré son «épisode DSK», tout juste quatre mois après le début du feuilleton judiciaire dans lequel la «Special victims Unit» de New York a joué un rôle important. La boucle est bouclée, avec un copier-coller qui prend toutefois des libertés dans les détails.

Ici, il s'agit donc d'un dignitaire italien, Roberto Distasio, patron du fictif «Global Economic Trust», qui veut devenir le prochain Premier ministre à la place de Berlusconi («Vous ne comprenez pas, Berlusconi est prêt à tout, c'est Geppetto, il tire les ficelles», explique-t-il, dénonçant un complot).

La première scène s'ouvre sur le cou griffé de DSK Distasio (joué par l'acteur Franco Nero) qui fait son nœud de cravate. Un peu plus tard, une femme de chambre, en pleurs, se confie à ses supérieurs. Elle a peur, «c'est quelqu'un de puissant».

Perp walk

Ni une, ni deux, la Special victims unit envoie des agents intercepter l'homme politique dans l'avion et le ramène au poste. «Just like DSK», lâche l'un de ses membres, des fois que le spectateur soit un peu lent à la détente.

Pour la suite, la série colle de près aux événements: les examens médicaux, la première audience, la perp walk (due à Ice Cube qui désobéit à son chef). La femme de chambre, originaire du Soudan, raconte sa version: «Il était en robe de chambre. Il a fermé la porte et m'a poussée sur le lit. J'ai tenté de me débattre et je l'ai griffé. Il m'a trainée à côté de la salle de bain, m'a attrapée [sanglots] comme ça, a mis sa... l'a mise dans ma bouche et m'a attrapé la tête jusqu'à ce qu'il finisse. Et puis j'ai tout craché. Il a ri et m'a dit ''c'est la différence entre l'amour et la passion'' (traduction approximative, «between like and love» en VO)».

Jusqu'au verdict

Distasio, lui, le jure, la femme de chambre s'est «offerte» à lui avant de lui réclamer de l'argent. «N'avez-vous pas trouvé surprenant qu'une femme de 20 ans votre cadette s'offre à vous?», demande une assistante du procureur. «Non, le pouvoir séduit les femmes, répond-il. Je pouvais le voir dans ses yeux.» Les griffures? «Elle était passionnée.» Il poursuit: «Elle ne voulait pas que je m'arrête.» «Comment le saviez-vous, vous pouviez le lire dans ses yeux aussi?», enchaîne l'avocate. Distasio: «Non, un homme sait.»

L'équipe de la SVU et le procureur ont de sérieux doutes. La femme de chambre a menti à plusieurs reprises. A la différence de l'affaire DSK, ils vont malgré tout jusqu'au procès. Les révélations sur le viol par 12 soldats, inventé pour obtenir le droit d'asile, sème le doute dans l'esprit du jury. Qui coupe finalement la poire en deux: pas de verdict unanime sur le viol, non coupable pour agression mais coupable pour la séquestration. «Au plus, il fera un an à Rikers Island», conclut un membre de la brigade.

Au final, le spectateur non plus ne saura jamais avec certitude ce qui s'est passé dans la chambre.

A Los Angeles, Philippe Berry
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr