Remy Pflimlin, directeur de France Télévisions, dans son bureau à Paris, le 5 juillet 2011
Remy Pflimlin, directeur de France Télévisions, dans son bureau à Paris, le 5 juillet 2011 - JEROME MARS/JDD/SIPA

Alice Coffin

Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, a fait sa rentrée mercredi. Voici trois extraits de son discours d’une heure et demi.

«Créer pour partager»

Non, Rémy Pflimlin ne se prend pas pour Benoît XVI. «Créer pour partager» est le nouveau slogan de France Télévisions. Objectif: que les chaînes du service public offrent aux téléspectateurs des programmes fédérateurs pour -maître mot- générer de l’«imaginaire collectif». Le détail des nouveaux programmes –cinquante d’entre eux sont à l’antenne en septembre– sera connu dans les jours à venir.

«Que d’autres nous rejoignent!»

Non, non Rémy Pflimlin ne se prend pas pour le Général de Gaulle. Contrairement à Jean-Luc  Hees, qui, interrogé mercredi sur ses relations avec les journalistes, avait déclaré «Je ne vais pas commencer une carrière de dictateur à 60 ans». Le président de France Télévisions enjoignait simplement d’autres chaînes de télévision à adhérer à un nouvel outil d’évaluation des programmes: le baromètre qualitatif. Qui jaugerait les émissions à l’aune d’autres critères que celui de l’audimat. Mis en place par Harris Interactive à la demande de France Télévisions, il devrait être présenté sous peu.

«Nous avons une équipe de direction qui ne reflète pas ce que nous voulons faire en matière de diversité»

Non, non, Rémi Pflimlin ne se prend pas pour Oliviero Toscani. Mais la présence de sept hommes pour une seule femme dans l’équipe de direction du groupe public pose problème. Un problème très visible lorsque Pflimlin a demandé à son équipe de le rejoindre sur scène en fin de conférence. Le président lui-même avait pourtant expliqué un peu plus tôt vouloir que France Télévisions «ressemble à la société».