Hier est sortie en librairie une revue qui s'appelle Schnock, 176 pages dont dix d'interview de Bernard Kouchner, du temps où il réalisait avec quelques autres le journal Actuel sous la houlette de Jean-François Bizot. Et plusieurs autres pages sur « L'histoire de la revue de BD féministe Ah ! Nana ».
On y trouve aussi des rubriques plus 2011, comme celle qui élit « Punk du mois », Denis Jeambar, l'ex-patron de L'Express. Ou celle qui raconte comment rater une interview d'Eddy Mitchell.
Corédacteur en chef de Schnock avec Laurence Rémilat, Christophe Ernault en détaille le contenu et l'ambition.

Etrange idée de faire une revue qui parle d'événements d'il y a trente ans ?
Justement, c'est en se réunissant avec des amis qui ont plutôt la trentaine qu'on s'est dit que l'on faisait toujours référence à des œuvres, des événements des décennies 1970 et 1980. Et qu'on était plus intéressé par ce qui s'y passait que par ce qui se passe maintenant. Mais, attention, sans verser dans le côté « C'était mieux avant ».
Pourquoi ce titre, Schnock ?
Bah justement pour garder une distance, une ironie, sur le côté nostalgique, un peu béat. Et puis, c'est sonore et assez accrocheur, et cela devrait nous permettre d'installer notre identité rapidement.

Idem pour Jean-Pierre Marielle en couverture ?
Oui, il incarne bien ce côté à la fois très underground et très populaire. Il n'était pas accepté à l'époque par des gens de la Nouvelle Vague, et a tourné ailleurs, dans des films qui ont très bien vieilli grâce à leur liberté de ton.

Vous parlez des revues

de l'époque. Et aujourd'hui ?
Ce serait sur Internet. Mais pas sûr qu'il y ait cette volonté de monter des fanzines comme celles qui existaient. Internet a un problème de savoir-faire, c'est encore un robinet.

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