Terminée la vulgarité. Lundi, lors de la présentation Nota–Eurodata TV des tendances TV internationales, Alexandre Callay était formel: «Des émissions comme “Carré ViiiP”, fondées sur les excès, l'individualisme ne sont plus à la mode.» La preuve, TF1 a stoppé sa diffusion.

Ces dernières semaines, le credo est «à la télé communautaire, qui rassemble et véhicule des valeurs positives». A ce petit jeu vertueux, c'est le factual entertainement qui est le plus doué. Le factual entertainment, mélange de téléréalité et de documentaire, «fonctionne en ce moment beaucoup sur la solidarité», affirme Noële Rigot, responsable d'études pour Eurodata-TV. Exemples.

Des stars solidaires. D'accord, en France, on a les Enfoirés et les Restos du cœur. Mais eux n'aident pas directement l'anonyme. Alors que dans «Jamie's Dream School» (l'école rêvée de Jamie, c'est-à-dire Jamie Oliver), le Cyril Lignac britannique redonne le goût au travail aux enfants. Idem dans «Michel Roux's Service», où un chef transmet également son savoir.

Travail de groupe. Nostalgiques d'«Urgences», consolez-vous. Voici, «Junior Doctors» ou les –vraies– aventures de huit internes de Newcastle. «Cela se suit comme une série, note Noële Rigot, qui rappelle que la France avait également lancé “Médecins de demain”», sur France 24.

Soutien transgénérationnel. «When Teenage Meets Oldage» (quand les jeunes rencontrent les vieux), ce programme-là fait un peu pleurer. Quatre adolescents y deviennent bénévoles dans une maison de retraite. Comme l'ensemble des programmes précités, ce format est anglais. «Il y a une mode nordique de la téléréalité provocatrice, celle des Britanniques est plus créative», conclut Pascal Josèphe, directeur de l'institut Imca.