A l'usage, l'iPad se révèle idéal pour lire un livre, son compte Twitter ou son journal.
A l'usage, l'iPad se révèle idéal pour lire un livre, son compte Twitter ou son journal. - S. PLATT / AFP

S. C.

L’union sacrée pour contrer Apple et Google. Plusieurs titres de presse française ont lancé lundi un groupement d’intérêt économique (GIE) pour s’affirmer face aux deux géants américains. Explications.
 
Qu’est-ce qu’un GIE?

Il s’agit d’un groupement permettant à ses membres de mettre en commun certaines de leurs activités tout en conservant leur individualité.
 
Quels titres de presse font partie de ce groupement?
Cinq quotidiens nationaux (L'Équipe, Le Figaro, Libération, Le Parisien, Les Échos) et trois hebdos d’actualité (L'Express, Le Point et Le Nouvel Obs). Le grand absent est le journal Le Monde, «même s'il a vocation à intégrer le kiosque rapidement» selon le Figaro. Des contacts ont également été pris avec la presse régionale et des titres francophones belge, suisse et canadien auraient déjà manifesté leur intérêt, selon LePoint.fr.
 
Quel est le but de ce kiosque?
Le groupement, baptisé e-Presse Premium, est présidé par Xavier Spender, le directeur général de lequipe.fr et l'Équipe TV. La direction générale est confiée à Frédéric Filloux, ancien directeur de la rédaction de 20 Minutes. A terme, le GIE –doté d’un budget de 100.000 euros- doit créer un kiosque numérique permettant à ses membres de vendre eux-mêmes leurs contenus (articles, vidéos, dossier…). Il a trois priorités, selon Xavier Spender cité par Le Figaro: permettre à chaque éditeur de «pouvoir fixer lui-même les prix de ses abonnements ou des articles vendus à l'unité»; leur laisser «une relation directe avec leurs clients» et «offrir une marge de distribution raisonnable, de l'ordre de 10 à 15 % seulement». En clair, faire en sorte que l'éditeur conserve l’immense majorité des recettes et échapper ainsi aux diktats d’un Apple –qui prend une commission de 30% sur les ventes- par exemple.
 
Où trouver ces contenus?
Le GIE a trouvé un accord avec Orange pour utiliser le kiosque Read&Go de l’opérateur. Une solution de transition puisque l’e-Presse Premium a pour ambition de créer sa propre plateforme.
 
Quel intérêt pour les lecteurs?
Cela permet de centraliser l’offre, au lieu de passer d’un site à l’autre. «On fera aussi en sorte que les utilisateurs ayant déjà un compte chez l'un des éditeurs puisse le réutiliser pour le kiosque», a précisé Frédéric Filloux à l’Expansion. D’un point de vue strictement financier, on ignore encore quels seront les tarifs pratiqués ni si les offres des différents médias seront «lissées».