Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages depuis six mois en Afghanistan

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Publié le 29 juin 2010.

AFGHANISTAN - Reporters sans frontières (RSF) déploie ce mardi une bâche géante sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris...

Six mois. Les deux journalistes de France Télévisions, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs sont otages depuis six mois en Afghanistan.

A l'occasion de ce triste anniversaire, Reporters sans frontières (RSF) va déployer ce mardi une bâche géante sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris. Il sera possible d'y écrire un message de soutien aux deux journalistes de France 3 enlevés le 30 décembre dans la province de Kapisa, dans l'est de l'Afghanistan, alors qu'ils réalisaient un reportage pour le magazine Pièces à conviction de France 3.

Une prise d'otage plus longue que celle d'Aubenas, Chesnot et Malbrunot

Plusieurs quotidiens publient également un message alertant sur le fait qu'au cours de la dernière décennie, cette prise d'otages est plus longue que celle de Florence Aubenas (captive cinq mois en Irak en 2005) ou de Georges Malbrunot et Christian Chesnot (124 jours en Irak en 2004). De plus, des portraits géants seront déployés dans plusieurs grandes villes de France.

La semaine dernière, le ministre de la Défense, Hervé Morin, alors en déplacement en Afghanistant avec le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, indiquait que les autorités françaises attendaient «des preuves de vie» des deux journalistes de la chaîne France 3 enlevés le 30 décembre.

Les autorités attendent des preuves de vie

Disposer de nouvelles preuves de vie, a souligné le ministre de la Défense serait «essentiel pour poursuivre à nouer le dialogue (avec les ravisseurs) et l'entretenir». «Ces preuves de vie, nous les attendons mais nous n'avons aucune raison particulière d'être plus inquiets aujourd'hui qu'hier», a-t-il insisté.Selon lui, la seule certitude dont disposent les autorités françaises est que les deux journalistes sont aux mains «de talibans, d'une organisation plus politique que mafieuse».

La libération de ces otages, a-t-il réaffirmé, est «une obsession permanente, une priorité nationale et des forces» françaises en Afghanistan, et «tous les moyens nécessaires sont mis en oeuvre pour qu'ils recouvrent la liberté le plus rapidement possible».

Avec AFP
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