C'est fini pour Stéphane Guillon et pour Didier Porte sur Inter

MEDIAS L'humoriste tenait une chronique ce mercredi matin, qui semble bien être la dernière...

Capucine Cousin

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L'humoriste et acteur français Stéphane Guillon lors de la 4e édition du Festival «Paris fais sa Comédie» le 29 mars 2010.

L'humoriste et acteur français Stéphane Guillon lors de la 4e édition du Festival «Paris fais sa Comédie» le 29 mars 2010. — BALTEL/SIPA

Mercredi matin, dans la Matinale de France Inter, la chronique de l’humoriste Stéphane Guillon ressemblait bien à une dernière. Plus au vitriol que jamais, il y a souligné: «mes chances d'être à l'antenne l'an prochain sont aussi grandes que celles de l'équipe de France de se qualifier pour le 2e tour», a pointé «France inter, une radio de gauche qui licencie comme la pire des radios de droite», et n’a pas manqué de souligner «que je sois ou pas présent sur France Inter, le Président de la République dévisse (dans les sondages)». Et de conclure: «France Inter, écoutez l'indifférence».

Quelques minutes après, Le Monde, dans une interview du patron de France Inter, et LePoint.fr le confirment: l’humoriste est bel et bien retiré de la grille de rentrée de France Inter.

Philippe Val, le patron d'Inter, et Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, ont décidé de supprimer la chronique humoristique de 7h55 à la rentrée de septembre. Il serait aussi congédié du «Fou du Roi».

Dans la matinée de mercredi, l'humoriste Didier Porte confirmait  à l'AFP être lui aussi congédié: le directeur de l'antenne, Philippe Val, ne renouvellera ni sa chronique dans la tranche info du matin ni sa participation au «Fou du roi».

Tensions depuis la chronique sur DSK

A propos de Stéphane Guillon, de manière très directe, Jean-Luc Hees pointe dans Le Monde: «L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m'appuyant sur des valeurs minimales d'éducation et de service public. Je considère que cette tranche d'humour est un échec.»

Cela faisait un certain temps que la tension était de plus en plus palpable entre Stéphane Guillon et la direction de France Inter, notamment depuis sa chronique très acérée sur Dominique Strauss-Kahn.