Formellement, Le Parisien n’est pas à vendre. Mais sa maison-mère, le Groupe Amaury, a confirmé par communiqué, dont 20minutes.fr a pris connaissance mardi matin, être «engagée dans une étude stratégique avec l’assistance de la Banque Rothschild».
Le groupe de presse réagit ainsi aux infos publiées par la Lettre de l'Expansion, qui révélait lundi matin que le groupe envisageait la cession du Parisien et de sa déclinaison nationale, Aujourd'hui en France.
Dans un bref communiqué, le groupe présidé par Marie-Odile Amaury précise mener une réflexion sur «les actifs et activités actuels du groupe et la définition de nouveaux secteurs porteurs dans les dix prochaines années».
Surtout, Le Parisien pourrait accueillir partiellement des investisseurs extérieurs: «Un adossement partiel du Parisien fait partie du périmètre de l'étude mais aucune décision n'est prise à ce jour». Une ouverture de capital donc, mais seulement partielle. Marie-Odile Amaury exclurait par ailleurs la cession du contrôle majoritaire de son groupe («la famille Amaury entend garder le contrôle majoritaire», précise le communiqué), dont elle possède 75% des parts à côté de Lagardère.
Cette cession partielle n’est pas le premier tournant pour la groupe, déjà marqué par l’annonce brutale d’un plan de départs volontaires au sein du Parisien en novembre dernier, finalement annulé en avril.
Cette recherche de financements pourrait aussi passer par des partenariats: le groupe recherche «des alliances dans les nouveaux médias», et planche sur «la création de produits nouveaux (par exemple, les paris en ligne)»
Une réflexion qui ne concerne cependant pas le titre L’Equipe et la filiale Sport Amaury Organisation (qui gère le Tour de France, Paris-Dakar...).