«J'ai trouvé cette expérience passionnante. Néanmoins, je ne partage pas l'ensemble des conséquences tirées par le programme. Les candidats sont soumis à un ensemble de pressions, qui vont au-delà du pouvoir de la télé elle-même. Pour mesurer son emprise en tant qu'autorité, il aurait fallu, en plaçant les gens dans des conditions similaires, la comparer avec des institutions comme l'école ou l'Eglise. Il faut aussi noter que les images diffusées à la télé sont loin d'être les plus violentes. Sur Internet, cela va beaucoup plus loin et c'est ce média-là qui va compter dans les années à venir.»
«Quand je disais à chaque candidat, sur le même ton neutre, de continuer, j'espérais qu'ils ne m'écouteraient pas. Je ne pensais pas que l'animateur avait une telle influence et croyais naïvement qu'ils allaient se rebeller.»
«Le film pose la question de la volonté politique. Si lorsque la télé était la voix de l'Etat, la priorité était de lutter pour la liberté d'expression, désormais les pouvoirs publics doivent s'interroger sur le contenu des images du petit écran et d'Internet, et protéger les plus jeunes. C'est démocratiquement indispensable.»
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