Roger Gicquel, un style très personnel au service du « JT »

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Publié le 8 mars 2010.

« La France a peur. » Roger Gicquel, présentateur du « 20 heures » de TF1 de 1974 à 1981 et auteur de cette célèbre ouverture de journal télévisé, s'est éteint samedi d'une crise cardiaque, à 77 ans. Prononcée le 18 février 1976, en référence au meurtre d'un garçon de 8 ans, elle est restée dans les mémoires. Parce qu'elle symbolise un style. Dans un hommage à « une grande figure de l'audiovisuel », Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, a évoqué hier « un style personnel qui marqua l'histoire de la télévision ».

« Roger Gicquel avait créé une relation très personnelle avec les spectateurs, décrypte Agnès Chauveau, auteur du Dictionnaire de la télévision (éd.INA/Nouveau Monde). Il leur racontait des histoires, avec un mélange de faits et de commentaires. » Une attitude qui tient tant à sa personnalité qu'au contexte, selon elle : « L'ORTF vient d'éclater. Les chaînes, en féroce concurrence, ont besoin de se créer une identité. Cela passe par la personnalisation du journal télévisé. » De Philippe Gildas à Patrick Poivre d'Arvor, de nombreuses personnalités de la télévision ont salué, ce week-end, la mémoire de Roger Gicquel. Il avait continué à produire et animer des émissions sur TF1 et France 3 Ouest et s'était retiré dans les Côtes-d'Armor depuis 1997. France 3 programme, ce matin à 9 h 15, le documentaire Le Roman de Roger. W

F. M.

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