Vas-y Lynda, Mets le feu à la boule à facettes. Chaque année, depuis 2004 la Grande-Bretagne a le coeur qui valse pour « Strictly Come Dancing ». Sorte de « Nouvelle Star » de la danse de salon, avec combats sans pitié de salsa et duels perlés au cha-cha-cha. Résultats : des audiences qui lancent la jambe jusqu'à 40 % de part de marché et 10 millions de télespectateurs. La version américaine « Dancing With The Stars », sur la chaîne ABC a elle aussi le déhanché du succés au point d'être diffusée au rythme de deux saisons par an ! « "Strictly Come Dancing" a lancé la tendance danse dans les concours de talents », confirme Olivier Levet, directeur des études chez l'agence The Wit. Au point d'être adapté dans trente-et-un pays.
Toujours aux Etats-Unis, la chaîne Fox a lancé un format jeune, plus hip et plus hop « So You Think You Can Dance », vendu, lui, dans une quinzaine de pays. « Fédératrices et familiales, ces émissions ont souvent autant de succès à l'étranger que dans les pays d'origine », note Anne Richy chargée d'études pour l'institut Imca. Elle remarque aussi l'émergence d'émissions plus fantaisistes « comme "Dance Your Ass Off" sur la chaîne américaine Oxygen, mix de danse et de perte de poids ! ». Et en France ? Les tentatives se sont plutôt soldées par des roulés-boulés sur la piste. Dernière glissade en date « Dancefloor: qui sera le plus fort ? » en 2008 sur TF1 avec Laurence Boccolini. « Ça marche partout sauf en France confirme, Olivier Levet, peut-être qu'il y a moins de célébrités performers capables de venir danser dans les émissions... ». Pourtant, Jean-Louis Blot, directeur de BBC Worldwide Production France, discute actuellement « avec une chaîne hertzienne française » pour adapter « Stricly Come Dancing ». Son avis : « Si ça n'a pas marché avant en France c'est parce qu'on n'a pas adapté le bon format. Aujourd'hui, dans l'Hexagone , les cours de salsa ou de tango tournent à plein ! ». 1-2-3, chaloupez ! W