MEDIA - Le célèbre journal l'a confirmé mercredi, emboitant le pas de Rupert Murdoch...
Cette fois sera-t-elle la bonne? Par le passé, le
New York Times (NYT) avait déjà tenté l'expérience du partiellement payant, avant d'y mettre fin. Mais mercredi,
le journal a annoncé qu'il ferait payer «pour les accès fréquents» à son site à partir de 2011.
Concrètement, le nouveau modèle permettra de fera payer les internautes au-delà d'un certain nombre d'articles consultés par mois... Sauf s'ils sont déjà abonnés à la version papier du quotidien. Le nombre d'article et le prix n'ont pas été révélés, mais il s'agira «d'une somme fixe».
Modèle hybride
«Cela permettra à
NYTimes.com de se procurer un second flux de recettes tout en préservant ses solides activités publicitaires», et de garantir la poursuite de son référencement par les moteurs de recherche, estime le quotidien.
«Nos lecteurs sont très loyaux et nous pensons qu'ils paieront pour nos contenus et nos services en ligne», a souligné le président du conseil d'administration de la maison mère, Arthur Sulzberger, cité dans un communiqué.
92 millions de visiteurs uniques
Pour la directrice générale du quotidien, Janet Robinson, ce site payant devrait apporter une relative protection contre les «inévitables cycles économiques». Le site NYTimes.com revendique la première place parmi les sites de journaux aux Etats-Unis et figure parmi les cinq premiers sites d'information, selon l'institut Nielsen. Fin 2009, l'ensemble des sites du NYT comptaient 92 millions de visiteurs uniques mensuel. C'est plus que CNN (66 millions) mais moins que Google News (100 millions) et Yahoo News (138 millions).
Mardi, une étude a révélé que 44% des visiteurs de Google News ne faisaient
que regarder les titres et ne cliquaient pas sur l'article –ce qui fâche Rupert Murdoch, qui a décidé de progressivement généraliser le payant sur ses sites. Problème: selon la même étude, moins de 25% des sondés se disent prêts à payer.
P.B. avec agence