Prise de l'ours, pince d'acier ou coup de la corde à linge : bienvenue dans l'univers poétique du catch. Un univers qui sert actuellement de toile de fond au tournage, dans le Nord, d'un 3 x 26 minutes pour Canal+. La belle histoire d'amour entre la chaîne et le catch s'écrit cette fois dans une fiction produite par La Parisienne d'images. La série, qui devrait s'appeler « Catch moi Léa », viendra alimenter en mai ou juin la case Nouvelle Trilogie, réservée aux jeunes réalisateurs. « L'idée de la Nouvelle Trilogie est d'expérimenter de nouveaux modes de production », explique Gilles Galud, producteur de La Parisienne d'images. Un véritable défi. Avec un budget deux fois moindre qu'à l'accoutumée (1,15 million dans le cas de « Catch Moi Léa »), le tournage est resserré sur dix-huit jours. Pas le droit à l'erreur pendant les prises. Un peu comme au catch.
« Mais il ne s'agit pas de rogner sur la qualité, promet Gilles Galud. On mise sur une préparation minutieuse et sur une écriture différente, d'inspiration anglo-saxonne. » Sur ce terrain de l'innovation artistique, les séries « Hard » et « Sweet Dream », également produites par La Parisienne d'images, ont déjà fait leurs preuves dans le registre de l'humour et du décalage. Reste que la production a mis le paquet, en fin de semaine dernière à Roubaix, pour reconstituer une véritable ambiance de gala, devant 570 spectateurs (des centaines d'autres n'ont pas pu entrer). « En trois jours, on a dépensé un quart du budget, avoue Gilles Galud. Il fallait montrer du spectaculaire pour être crédible. » Le tournage se termine mercredi. W