INTERNET - Le géant américain a révélé qu'il planchait sur un système de verrouillage pour l'accès aux articles des sites d'infos via Google News...
Surprise, Google a annoncé mardi un nouveau dispositif permettant à un média d'obliger les internautes à s'identifier ou même payer un droit d'accès s'ils consultent plus de cinq de ses articles par jour
via Google News.
Une politique annoncée dans
un post publié sur le blog «Google Webmaster Central» le jour même d'une conférence convoquée par les autorités américaines sur le thème de la «survie» du journalisme à l'âge d'Internet. «Nous avons décidé de permettre aux éditeurs de limiter le nombre d'accès gratuits (..) à cinq accès par internaute et par jour», a expliqué un analyste de Google Zürich, John Mueller. Cette possibilité s'applique à tous les éditeurs référencés dans les pages Google News et par le moteur de recherche.
Contexte épineux
Interrogé par 20minutes.fr, Google dit avoir voulu répondre aux plaintes des éditeurs: «certains internautes profitaient du système pour lire des contenus payants». «Nous sommes aussi conscients du fait que créer du contenu de qualité n'est pas facile et souvent cher», reprend Mueller.
Google, en conflit ouvert ou larvé avec un nombre croissant de médias — dont
Rupert Murdoch, qui fait monter les enchères avec
Bing, le moteur de recherche concurrent de Google, semble ainsi faire un pas en faveur des éditeurs. Des éditeurs inquiets de voir indexer leurs contenus gratuitement sur Google News - tout en étant dépendant du trafic que cela génère.
Le dispositif, intitulé First Click Free (premier clic gratuit), peut donc permettre aux éditeurs qui le souhaitent de limiter la gratuité de leurs contenus. Il y aura donc ceux qui offriront des contenus à l'envi via Google News, et ceux qui les restreindront. Et Google de s'enthousiasmer: «On espère que cela encouragera les éditeurs à ouvrir davantage leurs contenus aux lecteurs du monde entier.»
A. A.