Sam Trammell: «Je me suis inspiré de mon chien»

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Publié le 1 décembre 2009.

SERIE - La saison 2 de la série «True Blood» commence ce soir, à 21h30, sur Orange Cinémax...

«True Blood»... C'est le nom de la boisson mise à disposition des vampires de Bon Temps, ville de Louisiane dans laquelle Alan Ball, l'auteur de «Six Feet Under», a situé sa nouvelle série. Un «sang de synthèse» censé faciliter leur périlleuse cohabitation avec les humains. Les comédiens sont venus présenter à Paris la deuxième saison de la série, qui débute ce soir à 21h30 sur Orange Cinémax. Et 20 Minutes a pu rencontrer Sam Trammell et Michelle Forbes.

Sam Trammell, ça ne vous a pas fait trop peur d'incarner un chien-garou ?

Peur? Je crois que vous ne mesurez pas. A Los Angeles, quand on a commencé à parler de «True Blood», la nouveauté de la chaîne absolue des séries HBO, avec Môssieur Alan Ball aux commandes, tout le monde voulait en être. Alors, quand il m'a filé le script et que j'ai découvert que je serais un «shapeshifter», quelqu'un qui peut se transformer en animal, je me suis dit que j'allais m'adapter.

C'est-à-dire?

Bah, moi je ne joue pas le chien, quand je me transforme, c'est un vrai chien qui joue hein! Mais je me suis quand même inspiré de mon animal de compagnie pour mon personnage. Sa manière de renifler, de se mouvoir. Je joue par ailleurs beaucoup de scènes nu, donc les challenges ne manquent pas.

Oui, les scènes de sexe, de violence, sont nombreuses...

Ce qui fait que la moitié des gens que je connais en Louisiane, dont une partie de ma famille est originaire, ne regarde pas la série. Ils sont trop conservateurs et estiment qu'on donne une mauvaise image du Sud. L'autre moitié adore!

Cette dimension géographique est importante?

Très. D'abord parce que concrètement, les gens du Sud sont différents. Ils parlent, s'habillent autrement. Et puis il y a toute la dimension historique. Le fantôme de l'esclavage rôde encore, et le racisme est très présent...

Métaphorisé dans « True Blood » par l'attitude des humains envers les vampires?

Attention, ne concluez pas que «True Blood» est hyper métaphysique. «Six Feet Under» l'était. Mais là, je crois qu'Alan a surtout voulu s'éclater. Même si j'ai fait des études de sémiologie et, oui, on peut interpréter la série en termes sociologiques, mais aussi marxistes, féministes, linguistiques...

L'interview de Michelle Forbes est par ici
Recueilli par Alice Coffin
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